Meurtre de Bernie Evariste: deux témoins atteints d’«amnésie»

Avec le soutien de
Les enquêteurs de la police procédant à une reconstitution des faits à Quatre-Bornes le 2 janvier 2010, à la suite du meurtre de Bernie Evariste. 

Les enquêteurs de la police procédant à une reconstitution des faits à Quatre-Bornes le 2 janvier 2010, à la suite du meurtre de Bernie Evariste. 

Leur mémoire leur ferait défaut. Deux témoins appelés à la barre mercredi 14 février, dans un procès concernant le meurtre de Bernie Evariste devant l’hôtel Gold Crest, le 31 décembre 2009, soutiennent ne pas se rappeler des visages présents sur le lieu du crime. Du coup, la cour intermédiaire décidera, le 29 mars, si elle ira de l’avant avec cette affaire.

Le premier témoin, un serveur de profession, a expliqué à la magistrate Razia Janoo-Jaunbaccus, qu’il ne se souvient pas qui a tué Bernie Evariste. Il a relaté qu’à deux heures du matin, après son shift, il attendait son van sur le parking pour rentrer chez lui quand le vigile de l’hôtel l’a appelé. «Il a aussi appelé Vimalen (NdlR, l’un des suspects qui était aussi présent en cour). Nous nous sommes rendus à l’étage, dans une des chambres du Gold Crest pour sortir une personne qui se cachait sous le lit. Ti éna larzan ek fiol siro ar li. Nounn désann ansam ek li», se souvient le serveur. 

Le serveur soutient que la personne expulsée de l’hôtel aurait appelé Bernie Evariste pour lui dire ce qui s’était passé. Une bagarre aurait éclaté entre Vimalen et la victime. Une foule se serait amassée autour des deux, selon le serveur.  «Les choses se sont envenimées et je n’ai vu que le sang sur la veste de la victime.» Répondant à l’avocat de la poursuite, qui voulait savoir s’il avait vu qui avait blessé Bernie Evariste, le serveur a répondu qu’il se trouvait à une vingtaine de mètres et ne se rappelle pas qui l’a frappé.

L’homme expulsé du Gold Crest, appelé à la barre également, a, pour sa part, expliqué qu’il avait été invité par une femme qui logeait à l’hôtel. «Je ne sais pourquoi on est venu me tirer de la chambre avec force. Ils étaient quatre», a-t-il relaté en cour. «Mo pa rapel ki sann-la ti dévan mwa. Bernie Evariste ek enn lot kamarad inn vinn rékiper mwa, monn rakont zot ki finn pasé. Apré enn lot kamarad inn dir mwa inn pik Bernie.»

A noter que ce Bernie Evariste un habitant de Cité Trèfles avait perdu la vie le 1er janvier 2010 en prêtant main forte à un ami devant l’hôtel Gold Crest. Il a reçu quatre coups de couteau dont l’un au ventre, deux à la nuque et un quatrième à l’estomac. Des videurs de boite du Casino de Ti Vegas avaient été arrêtés par la MCIT soupçonnés avoir agressé à l’arme blanche.  

Publicité
Publicité

Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires