Paysage audiovisuel: de nouvelles radios se profilent à l’horizon ?

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Ceux qui veulent lancer une nouvelle radio privée ont jusqu’au 16 mars pour soumettre leur projet.

Ceux qui veulent lancer une nouvelle radio privée ont jusqu’au 16 mars pour soumettre leur projet.

Le paysage audiovisuel s’enrichit. De nouvelles radios privées émettront bientôt. L’Independent Broadcasting Authority (IBA) a lancé un appel à candidatures en ce sens cette semaine. L’octroi de la licence devrait, lui, se faire dans deux mois ou plus, avance une source du conseil d’administration de l’instance. En attendant, le travail de coordination se poursuit avec l’Agence nationale des fréquences de la Réunion.

L’ancien président de l’IBA, Ashok Radhakissoon espère que les nouvelles radios contribueront davantage à l’agrandissement de l’espace public. Selon lui, il y aura plus de choix, de diversité et d’équilibre.

Avec les radios existantes, y a-t-il un risque de saturation ? Non, répond Ashok Radhakissoon. Si le risque d’interférence avec l’île-sœur est soulevé, selon un professionnel du secteur, la partie technique ne devrait pas poser problème pour l’opération de nouvelles fréquences FM, notamment grâce à la numérisation.

Les appréhensions sont surtout liées à l’aspect financier. Les radios existantes avec leurs différents supports web ont du mal à se maintenir à flot, soutient un observateur. Comment les nouveaux venus assureront-ils la rentabilité ?

Promesse électorale

La viabilité du projet sera justement un des critères dans l’exercice d’attribution du permis. Le régulateur fait d’ailleurs ressortir qu’il se réserve le droit de ne pas émettre de permis de diffusion de radio FM commerciale privée.

La décision de lancer de nouvelles radios privées a surpris plus d’un dans la mesure où les professionnels de l’audiovisuel s’attendaient davantage au lancement d’une télévision privée. Les chaînes privées à Maurice sont une promesse électorale de l’alliance Lepep dans le cadre des législatives de 2014, réitérées par le Premier ministre au Parlement cette année.

L’obstacle à cette mesure portait sur la limite de 20 % d’actions imposée aux compagnies ou aux étrangers, dans la société propriétaire d’une chaîne de télévision privée. «Nous pensons que cette limite est trop faible», avait souligné Pravind Jugnauth en proposant de revoir ce taux à la hausse pour attirer plus d’investisseurs. Mais près d’un an après, la clause n’a toujours pas été modifiée.

Les intéressées ont jusqu’au 16 mars pour soumettre leur projet. Cette décision de délivrer de nouvelles licences intervient près de 16 ans après la libéralisation des ondes.

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