Facettes cachées de… Charles Cartier, un homme, une grande endurance

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Charles Cartier, entouré de ses enfants.

Charles Cartier, entouré de ses enfants.

Pour pouvoir rencontrer Charles Cartier, le nouveau président de l’Economic Development Board, il faut se lever tôt et surtout être sportif. Car malgré un emploi du temps professionnel chargé, il se ménage une fenêtre pour les trails et autres triathlons.

Quelles sont les décisions concrètes que vous avez prises depuis que vous êtes à la tête de l’Economic Development Board ?
Beaucoup de ce qu’on fait est confidentiel. Nous avons des projets qui sont en cours d’élaboration et pour lesquels les investisseurs misent gros. Je préfère parler d’orientation plutôt que de décisions. Nous jaugeons les décisions de stratégie d’investissement par rapport à une grille de valeurs. Si notre objectif premier est la croissance économique, nos critères décisionnels sont basés sur des valeurs fortes, que sont la croissance inclusive, durable et éthique.

Que faites-vous de votre temps libre ?
Je suis un passionné de sport d’endurance. Ce qui m’oblige à être sur pied très tôt. Mes deux épreuves favorites sont l’Ultra Trail et le triathlon de longue distance. J’ai commencé le triathlon il y a 16 ans et j’ai vite compris que ce sport correspondait parfaitement à mon tempérament et à mon approche de la vie. D’une part, le triathlon est caractérisé par la diversité de l’effort. L’autre aspect d’un triathlon est la maîtrise d’une transition rapide. Ces transitions maîtrisées ont leurs équivalents en milieu professionnel où nous devons jongler tantôt avec des problématiques de rentabilité et tantôt avec des problématiques humaines et quelque fois les deux à la fois. Cette capacité d’être agile en transition devient une nécessité dans tous les métiers et dans la vie puisque les employés sont à la fois des professionnels, des parents et des enfants…

L’aspect endurance m’attire en particulier parce que j’aime construire sur le long terme. C’est pour cette même raison que je me suis mis à l’Ultra Trail. Je participe régulièrement aux épreuves telles que le Dodo Trail, le Royal Raid et le Trail de Ferney, mais je dois dire que je suis particulièrement fier d’avoir fini la diagonale des fous à La Réunion en 2016 parcourant 160 km, traversant rivières, montagnes, cirques, affrontant 10 000 mètres de dénivelés positifs en 52 heures.

Parlez-nous de votre famille.
Je suis marié et l’heureux père de deux filles de 18 et 16 ans, et d’un petit d’un an et demi qui déborde d’énergie. La famille de ma mère est originaire de Montagne-Longue. La famille de mon père est originaire de la région de Boundary-Ollier, où j’ai d’ailleurs passé la plus grande partie de ma vie.

Qu’écoutez-vous à la radio et que regardez-vous à la télé ?
J’adore les débats et suivre l’actualité locale comme étrangère. À la télé, je ne rate pas l’émission HardTalk sur la BBC. Autrement, j’aime des séries comme Scandal, Vikings et les séries policières comme NY police judiciaire.

Votre définition du bonheur ?
Elle a dû changer plusieurs fois dans ma vie. Aujourd’hui, c’est de pouvoir vivre sa passion avec ceux qu’on aime. Mais le bonheur, c’est aussi jouer avec son enfant ou faire du vélo avec son épouse. C’est tout ça à la fois.

Qu’auriez-vous voulu réaliser avant de quitter ce monde ?
Mon rêve le plus cher est de voir mon pays briller. Certaines personnes rêvent de voir Maurice comme une grande ville. Moi, je rêve de Maurice comme d’un grand jardin où se côtoieraient des zones urbaines et industrielles, remplies d’innovation et de technologies, de parcs du type Central Park et de zones sauvages.

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