Evan Sohun: dans sa bulle verte

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Evan Sohun aurait voulu avoir plus de temps pour embellir et profiter de son jardin.

Evan Sohun aurait voulu avoir plus de temps pour embellir et profiter de son jardin.

La cour d’Evan Sohun devient au fil du temps de plus en plus verdoyant. La raison : le bédéiste s’est découvert une nouvelle passion en déménageant à La Marie il y a quatre ans. «À la construction de la maison, mon épouse et moi nous avions décidé d’avoir un jardin. À partir de là, il fallait s’y mettre. Je n’avais jamais fait de jardinage avant mais dès que je me suis mis à manipuler la terre, cela m’est apparu comme une évidence. C’était instinctif et j’ai commencé à aimer ça. Aujourd’hui, je suis fier de dire que nous avons cultivé toutes les plantes de notre jardin», confie Evan Sohun.

 Leur jardin, les Sohun l’ont voulu à la fois beau et pratique. «Nous avons planté aussi bien des arbres décoratifs que de fines herbes dont la coriandre, le basilic, le romarin, du piment, de la menthe et le persil, les arbres fruitiers dont des bananiers, des papayers et des fraises des bois et aussi des plantes médicinales telles que l’ayapana, la citronnelle et le tulsi», souligne notre interlocuteur.

Terrain de jeu infini

Ce monde de verdure rappelle à Evan Sohun son enfance. «Enfant, j’allais souvent chez ma grandmère. À côté de sa maison, il y avait un espace boisé et c’était pour moi un terrain de jeu infini. Je comprends que cela ne faisait que quelques mètres carrés mais pour moi, à l’époque, c’était une jungle à explorer. J’ai voulu recréer un espace de jeu pour mes futurs enfants et leur faire partager ce plaisir d’aller se perdre dans un jardin. C’est une expérience unique…»

Les arbres font aujourd’hui partie intégrante de la vie des Sohun. «Pour son anniversaire, mon épouse en a planté un. Moi, quand je jardine, je leur parle et je respecte ce que les grands-parents disaient. Je ne cueille rien après 18 heures. L’arbre se repose et il ne faut pas le déranger. Et si je dois le faire, je m’excuse auprès de la plante. Je ne sais pas si cette croyance est vraie ou fausse mais j’aime bien cette école de pensée.» 

Pris par ses occupations, Evan Sohun aurait voulu avoir plus de temps pour embellir et profiter de son jardin. «Tout cela demande du temps, mais j’essaie toujours d’en trouver. C’est pour moi un moment de bonheur d’être avec des plantes. Mon jardin est un havre de paix. Le bruit du vent dans les branches est apaisant. Un jardin, c’est un endroit où on se laisse bercer par la nature. On se sent petit dans un univers infini. Il faut toujours être humble et respectueux face à la nature.»

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