Kevin Joygobhin libéré: «Il va me tuer», dit son épouse Urvashi

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Urvashi Joyghobin avait été sauvagement agressée et laissée pour morte dans un champ de canne, le 26 octobre 2017.

Urvashi Joyghobin avait été sauvagement agressée et laissée pour morte dans un champ de canne, le 26 octobre 2017.

«Cela fait quatre mois que je vivais dans la tranquillité. Depuis que j’ai appris qu’il est sorti de prison, hier, je vis à nouveau dans la frayeur.» Urvashi Joyghobin n’a pas fermé l’œil hier soir, mercredi 14 février. Son époux, Kevin, aussi connu comme Lobok, qui l’avait tabassée et laissée pour morte alors qu’elle était enceinte de huit mois, a recouvré la liberté conditionnelle contre une caution de Rs 25 000 et après avoir signé une reconnaissance de dettes de Rs 150 000.

Une décision que la jeune femme, devenue mère peu après son agression, ne comprend pas. «Li kapav vinn divan mo laport nimport ki ler», lâche-t-elle. Certes, elle a un Protection Order. «Mé ler mo pou téléfonn lapolis ek ki zot vini, mo gagn létan mor!» lâche Urvashi Joyghobin. «Li kapav gard enn vanzans.» Après tout, ajoute-t-elle, elle «sait de quoi il est capable»…

Même son de cloche du côté du père de la jeune femme. Il affirme que Kevin Joygobhin n’aurait jamais dû sortir de prison. «Comment est-ce possible qu’il sorte sous caution après ce qu’il a fait ?» s’insurge-t-il.  

C’est tôt, le jeudi 26 octobre dernier, qu’Urvashi Joygobhin, 20 ans, avait été découverte dans un champ de canne à Pont-Blanc, Pamplemousses, par un chef de gare. Ce dernier l’a alors transportée à l’hôpital.

À la police, elle a raconté avoir été violemment battue par son époux. Expliquant qu’il se serait acharné contre elle pendant presque huit heures. Il s’était emporté contre elle car elle refusait de faire de fausses allégations contre une personne avec qui il avait eu maille à partir.

Kevin Joygobhin avait initialement prévu de la transformer en torche humaine, a-t-il avoué à la police. Au final, il s’est «contenté» de battre son épouse enceinte de huit mois à coups de barre de fer, de la ligoter et de la laisser pour morte.

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