Accident à Yémen: Shakeel Moossun aurait eu 22 ans ce mercredi 14 février

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Priya Moossun tenant une photo de son fils qui devait fêter son anniversaire le 14 février.

Priya Moossun tenant une photo de son fils qui devait fêter son anniversaire, le 14 février.

Chaque année, le 14 février, Shakeel Adam Moossun célébrait, à la fois, son anniversaire et la fête de la St-Valentin autour d’un dîner. Ce ne sera hélas plus le cas. Cette année, sa mère va tenir une session de prière chez elle en mémoire de son fils qui devait fêter ses 22 ans. L’ancien élève du collège du Saint-Esprit n’a pas survécu à un accident de la route, en compagnie de son ami Niven Moothia, dans la soirée de vendredi à samedi dernier. Les deux amis ont été retrouvés dans une voiture, dans un ravin à Yémen, aux petites heures, le dimanche 11 février.

«Mon ange n’est plus», lance la mère de Shakeel Moossun, Priya Moossun, en larmes. L’express a rencontré la Senior Flight Purser de la compagnie d’aviation nationale. Elle revient sur les faits et sa relation avec son fils.

Inquiétude

Vendredi, 22 heures. La mère de 50 ans rentrait au pays après avoir effectué un vol. Son fils Shakeel n’était pas à la maison. Il avait dîné avec son père avant de sortir avec des amis. Mais vers 6 heures, le lendemain, l’inquiétude s’est installée lorsque son père a téléphoné pour s’enquérir si leur fils était rentré. Les proches resteront sans nouvelles de Shakeel jusqu’à 10 heures avant de décider de  partir à sa recherche.

Priya Moossun décide alors de se diriger vers Albion. En route, un ami lui aurait appris que son fils était en compagnie de Niven Moothia au pub Lakaz, à Cascavelle, la nuit d’avant. Des proches se sont rendus sur place et ont visionné les caméras de surveillance du pub. «On voit les deux amis quitter l’aire de stationnement vers 2 h 30», relate la mère de Shakeel.

Toutes les plages d’Albion

«J’ai aussi fait le tour de toutes les plages aux alentours d’Albion, en vain», raconte-t-elle. Elle est retournée chez elle vers 19 heures, avant de repartir à la recherche de Shakeel, en compagnie de sa fille Henna. À 23 heures, samedi, des proches ont appris que la voiture a été aperçue à Yémen. «Aucun lampadaire n’éclairait la route. Il n’y avait pas de réflecteurs tout près de la rivière où on a retrouvé le véhicule ,non plus», raconte la quinquagénaire.

Et vers minuit, différentes unités de la force policière, dont le Mauritius Fire and Rescue Service, sont arrivées sur les lieux. «On les critique souvent, mais je dois dire que les différentes unités de la police ont fait du bon travail. Sauf que cela a pris trois heures», confie Priya Moossun.

«Un grand vide»

Elle espérait que les deux garçons n’étaient pas grièvement blessés. «Je gardais espoir même si personne ne venait me donner de nouvelles», se rappelle Priya Moossun. «La disparition de Shakeel laisse un grand vide dans la vie de nous tous. Il était très proche des membres de la famille, petits et grands. On organisait souvent des sorties en famille», raconte la mère qui ajoute que son fils s’intéressait beaucoup à la religion.

Mère et fils sortaient souvent ensemble. «Par exemple, à 6 heures du matin, il m’obligeait à aller courir avec lui. Il était très conscient de la nécessité d’être en bonne santé», dit-elle.

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