St-Pierre, éleveur de poulet: plus qu’un métier, une passion

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Daniel Prague Souroup, 48 ans, éleveur de poulets depuis plus de 20 ans, s’occupe de plus de 50 000 poulets par jour.

Daniel Prague Souroup, 48 ans, éleveur de poulets depuis plus de 20 ans, s’occupe de plus de 50 000 poulets par jour.

Éleveur de poulets depuis plus d’une vingtaine d’années, malgré son handicap, cet habitant de St-Pierre s’occupe quotidiennement de plus de 50 000 poulets.

Daniel Prague Souroup habite St-Pierre. Il a 48 ans et mène une vie heureuse et paisible avec sa petite famille. Père d’un enfant, il travaille comme ouvrier agricole sur la ferme d’Oeudor Inicia Ltd, à La Laura, depuis 1990. D’ailleurs, il fait tellement bien son métier qu’il a eu à deux reprises les honneurs pour sa loyauté envers sa compagnie.

Être éleveur n’est pas qu’une question d’argent. Il faut le faire aussi avec amour, explique le quadragénaire. Prendre soin de la poule n’est pas un travail facile, surtout si l’on souffre d’un handicap de la main gauche. «Je ne peux bouger ma main gauche depuis l’enfance. Koumadir péna mouvman ladan.»

Daniel Prague Souroup, 48 ans, éleveur de poulets depuis plus de
20 ans, s’occupe de plus de 50 000 poulets par jour.

Mais cela ne l’empêche pas de s’occuper tous les jours de quelque 50 000 poules et recueillir environ 15 000 œufs. Il n’est pas quelqu’un qui abandonne facilement, bien que la charge de travail augmente régulièrement. Pour lui c’est une grande responsabilité de s’occuper de ces animaux pour assurer leur sécurité et aussi leur survie. Chaque jour, il doit vérifier que toutes les machines fonctionnent pour être certain que les poules obtiennent leur nourriture à temps.

Toutefois, Daniel Souroup est triste de constater que, de nos jours, les jeunes ne s’intéressent pas à ce travail, peut-être parce qu’ils doivent se lever aux aurores et que c’est un travail qui demande dévouement et sacrifice, dit-il.

Effectivement, ce père de famille doit être au travail à 3 ou 4 heures du matin. Même par temps cyclonique, il doit le faire, et rester à l’élevage pour s’assurer que tout va bien. «Je ne me plains pas car malgré les hauts et les bas de la vie, j’ai pu construire ma maison, me marier et m’occuper de ma famille comme il se doit. »

Pour se détendre, Daniel Souroup aime marcher en pleine nature. Le dimanche, qui est son jour de repos, il se réveille à 5 heures. Après avoir grimpé la montagne du Pouce, il termine son parcours au Dauguet. Fan de ballon rond il espère bientôt se rendre au stade d’Anfield Road, pour assister à un match au sein du kop de Liverpool.

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