Une troisième maison s’effondre à Camp-Manna: la détresse de Jiovani Sobha

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La maison de Jiovani Sobha n’a pas résisté aux pluies qui arrosent le pays depuis le début de l’année.

La maison de Jiovani Sobha n’a pas résisté aux pluies qui arrosent le pays depuis le début de l’année.

Il a eu le choc de sa vie, ce vendredi 9 février. En se rendant à son domicile, à Camp-Manna, Tranquebar, Jiovani Sobha a constaté qu’il ne restait plus rien… Sa maison s’étant effondrée.

Le jeune homme raconte que sa famille et lui vivent dans le centre de Tranquebar depuis seize jours. Il a dû quitter sa maison en quatrième vitesse, le 25 janvier. Ce jour-là, des pluies torrentielles s’abattaient sur le pays et la maison de sa mère a cédé. «Minis Roubina Jadoo-Jaunbocus inn vinn tir nou akoz mo lakaz enn tigit plis anba», explique Jiovani Sobha.

Il a donc pris femme et enfants – il en a deux, âgés de 3 ans et 7 ans – pour se rendre au centre de refuge. «Mo’nn amen zis mo rice cooker.» La petite famille ne se nourrit que de mine Apollo depuis. «Péna four dan sant-la.»

Jiovani Sobha ne cache pas sa colère. D’autant plus, fait-il ressortir, que le gouvernement ne s’est à aucun moment manifesté pour leur venir en aide. «Dépi ler ni enn manzé ni enn vizit dé enn dimounn gouvernman pa’nn gagné», s’insurge-t-il. D’ajouter que «Caritas ki ti pé vinn ed ed nou».

Le jeune homme, qui travaille comme maçon, se retrouve dans une situation difficile. «Mo pa pé kapav al travay.» Il ne sait plus à quel saint se vouer, surtout que son enfant vient d’intégrer l’école maternelle.

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