Accidents d'autobus: usure et défaillance technique ou humaine en cause

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Le 5 février, un autobus a fini sa course dans un caniveau à cause d’un problème de barre de direction.

Le 5 février, un autobus a fini sa course dans un caniveau à cause d’un problème de barre de direction.

De 2015 à 2017, 944 bus ont été impliqués dans des accidents. On en compte déjà deux ce mois-ci. Maintenance et formation doivent pallier ce problème.

DEUX accidents d’autobus en une semaine, cela interpelle. Bien souvent, on a tendance à penser que la faute provient d’un problème de freinage ou des modèles d’autobus que l’on importe. Dans les deux cas d’accidents, celui du 2 février à Phoenix et l’autre du 5 février à Curepipe, il s’avère que les autobus sont des modèles conventionnels. Ils ont été fabriqués respectivement en 2012 et 2007. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ces accidents, comme l’usure des véhicules.

Un ancien ingénieur dans le domaine de la mécanique nous explique qu’un autobus a un cycle de vie. Il faut savoir l’entretenir. «Un autobus commence à rouler à 4 heures du matin jusqu’à 22 heures. Il est le seul véhicule à rouler autant de temps et cela pendant 365 jours. Il doit être renouvelé après une période de 16 ans mais je préférerais qu’il soit remplacé après dix ans car la carrosserie commence à se détacher. En sus de cela, après dix ans, les pièces d’une marque d’autobus spécifique ne sont plus sur le marché. À partir de là, il faut les remplacer avec d’autres pièces puisqu’on n’arrive pas à trouver celles d’origine. Le gouvernement doit proposer un plan pour le renouvellement de la flotte.»

Le workshop manager de l’United Bus Service, dont l’autobus a fait une sortie de route à Phoenix, explique que les accidents sont souvent causés par une défaillance technique ou mécanique de l’autobus, un problème sur la route ou une négligence de la part du conducteur. «Avec le temps, les autobus s’usent. Mais une maintenance préventive est toujours assurée au garage. L’entretien se fait quand le conducteur nous signale un problème et chaque pièce de l’autobus est vérifiée après un certain temps.» Cependant, concernant l’accident en question, le workshop manager préfère attendre le rapport d’un expert pour se prononcer car une enquête est en cours. Sunil Gopal, du département de la communication, à la National Transport Corporation, explique qu’à la suite de l’accident du 5 février, une enquête est également en cours.

Cela n’est pas dû à un problème de freins. «Je tiens à rassurer que les autobus sont bien équipés et les entretiens se font régulièrement. Notre objectif, c’est d’arriver à zéro accident. Une campagne interne est organisée sur la bonne façon de conduire. Nous avons récemment organisé des formations pour les chauffeurs de poids lourds.»

L’inspecteur Shiva Coothen, du Police Press Office, ajoute que les causes d’accidents de poids lourds se trouvent dans la pression que les chauffeurs exercent sur les véhicules. Cela endommage les véhicules avec le temps. «Il y a une limite de vitesse à respecter car ils transportent une charge significative. Il faut régulièrement entretenir son véhicule pour qu’il ne s’use pas à la longue. Un refresher course est nécessaire pour les chauffeurs de poids lourds afin qu’ils soient plus consciencieux sur nos routes.»

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