Décès de Mundolene Vosloo: «Je l’ai giflée une seule fois», insiste sa belle-mère

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Le procès intenté à la Sud-Africaine Maria Magdalena Vosloo a été pris sur le fond aujourd’hui.

Le procès intenté à la Sud-Africaine Maria Magdalena Vosloo a été pris sur le fond aujourd’hui.

Il est impossible que sa belle-fille ait trouvé la mort à la suite d’une simple gifle. Du moins, c’est ce que clame Maria Magdalena Vosloo dans sa déposition. Celle-ci a été lue en cour intermédiaire, ce lundi 5 février. Le procès qui est intenté à cette Sud-Africaine pour coups et blessures ayant entraîné la mort, mais sans intention de tuer, a été pris sur le fond aujourd’hui. 

Il est reproché à Maria Magdalena Vosloo d’avoir giflé sa belle-fille, Mundolene Vosloo, 17 ans, jusqu’à ce que l’adolescente perde la vie. Le drame s’est joué à l’hôtel Riu Créole, au Morne, le 5 octobre 2016.

Dans sa déposition, Maria Magdalena Vosloo raconte son mariage avec Mike Vosloo, avec qui elle a un enfant. «Du mariage précédent de mon mari sont nés deux enfants. Nous avons décidé de venir passer des vacances à Maurice. Le 5 octobre 2016, j’étais avec mon fils et j’avais demandé à Mundolene d’aller chercher des serviettes. Elle m’avait répondu : You are my nanny and my dad pays you for that, go and fetch it yourself.»

Conflits entre belle-mère et belle-fille

Maria Magdalena Vosloo dit alors avoir giflé sa belle-fille. Peu après, avance-t-elle, une dispute aurait éclaté entre son époux et elle en raison des conflits entre belle-mère et belle-fille. «J’ai été giflée par mon mari et par la suite, je suis allée chercher Mundolene. Lorsque je l’ai prise par la main, elle m’a insultée et j’ai perdu mon calme. Je lui ai donné une claque. Ce n’est qu’au bout de 20 minutes que j’ai appris qu’elle était décédée», poursuit-elle.

L’accusée insiste n’avoir giflée sa belle-fille qu’une seule fois à ce moment-là. Maria Magdalena Vosloo reconnaît toutefois qu’elles «avaient l’habitude de se disputer en Afrique du Sud. Je l’avais pincée et même à l’aéroport, je l’avais frappée sur le dos mais le jour de l’incident, je l’ai frappée une seule fois. Ce n’était pas par jalousie mais plutôt pour l’effrayer.»

Elle était inconsciente

Appelé à la barre des témoins, un serveur de l’hôtel Riu Créole indique avoir constaté la présence d’une fille par terre. «C’était en octobre 2016. J’avais essayé de communiquer avec elle, mais elle ne répondait pas. Il y avait un garçon à côté d’elle», a-t-il souligné.  

De son côté, le Dr Mootoo relate avoir été sollicité par le personnel de l’hôtel. «Elle (NdlR, Mundolene Vosloo) était inconsciente et n’avait pas de pouls… Her blood pressure wasn’t recordable et her pupil was fixed and dilated and there was some blood around oral cavity», fait valoir le médecin.

Le procès se poursuivra devant la magistrate Navina Parsooramen le 14 février, avec le témoignage du Dr Sudesh Kumar Gungadin, chef du service médico-légal de la police.

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