Partis politiques: ces querelles de basse-cour

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Patrice Armance et Mahmad Kodabaccus notamment ne seraient plus sur la même longueur d’onde.

Patrice Armance et Mahmad Kodabaccus notamment ne seraient plus sur la même longueur d’onde.

On se vole dans les plumes. On marche à rebours. Le coeur n’y est plus visiblement pour certains partis politique, un mois et demi à peine après l’élection partielle dans la circonscription n°18, Belle-Rose–Quatre-Bornes.

Du côté du PMSD, notamment, le député Patrice Armance fait durer le suspense. Claquera-t-il la porte de la basse-cour bleue ? En tout cas, il n’a pas hésité à tenir tête au secrétaire général, Mahmad Kodabaccus. Il lui reprocherait d’«empiéter sur son terrain», en l’occurrence la circonscription n°1, Port-Louis Ouest–Grande-Rivière-Nord-Ouest.

Dans l’entourage de Patrice Armance, on affirme qu’il a déjà soulevé le problème avec le secrétaire général du PMSD, en décembre dernier. En vain, visiblement. Le leader Xavier-Luc Duval a, certes, tenté de calmer les ardeurs. Il a voulu rencontrer Patrice Armance vendredi 2 février, en présence de Mahmad Kodabaccus. Patrice Armance n’a toutefois pas répondu présent.

Sollicité pour une réaction, ce dernier fait ressortir qu’il s’accorde une période de réflexion et qu’il fera une déclaration publique dès son retour au pays, vers le 12 février. Quittera-t-il le parti ? «Je ne veux rien vous dire et je précise que je ne suis en négociation avec aucun parti politique.» Patrice Armance ajoute, dans la foulée, qu’il a «toujours une grande estime pour Xavier Duval».

Carton jaune

Au MMM également, on lave son linge sale en public. L’interview qu’a accordée Steve Obeegadoo à l’hebdomadaire Week-End, dimanche dernier, a fortement «amerdé» Paul Bérenger. Tant et si bien que lors de la reunion du bureau politique des mauves lundi 29 janvier, il a présenté une motion de blâme contre le président de la commission éducation.

Ce n’est pas tout. Lors de sa conférence de presse hebdomadaire, samedi 3 février, Paul Bérenger en a rajouté une couche. Expliquant que cette motion de blâme – qui n’a finalement pas été présentée au comité central – n’était qu’un «carton jaune» adressée à Steve Obeegadoo. Sous-entendant ainsi qu’en cas de récidive, l’arbitre central n’hésiterait pas à sortir le carton rouge…

Le soldat Steve Obeegadoo rentrera-t-il dans les rangs ? Ce qui est sûr, c’est qu’il affirme ne nullement regretter ses propos qui ont tant «indigné» Paul Bérenger.

Autre parti, autre problème. On est cette fois-ci au Reform Party. Le président Samad Gunny a annoncé sa démission avant-hier, soit le vendredi 2 février, sur sa page Faceboook. Kamlesh Ramchurn, secrétaire administratif du Reform Party, soutient, pour sa part, que depuis le début de janvier, Samad Gunny a été relevé de ses fonctions.

«D’ailleurs, lors d’un atelier de travail, la semaine dernière, à Voilà Bagatelle, le siège du président était vacant. Je me demande comment il peut venir dire qu’il a démissionné alors qu’il était un simple membre. Nous poursuivons notre travail. D’ailleurs, dès demain (NdlR, aujourd’hui) nous recrutons de nouveaux membres…»

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