Blessé en pourchassant un motocycliste: un policier lutte pour pouvoir remarcher

Avec le soutien de
Victime d’un accident dans l’exercice de ses fonctions, Farsih Gangee, un motard de la police, se retrouve cloué au lit.

Victime d’un accident dans l’exercice de ses fonctions, Farsih Gangee, un motard de la police, se retrouve cloué au lit.

La vie lui souriait. Il était en bonne santé. Avait un bon travail. Venait de se marier avec la femme de sa vie. En une fraction de seconde, tout a basculé. Farsih Gangee a été victime d’un accident. Depuis, le jeune homme de 28 ans ne peut quitter son lit en raison de ses multiples blessures.

Les faits remontent au 12 octobre dernier. Ce jour-là, le motard de la police se rend à son travail comme à son habitude. «Il faisait des contrôles sur des véhicules quand un motocycliste a refusé de se garer. Mon fils l’a poursuivi. C’est alors qu’il s’est fait renverser par un van qui faisait demi-tour sur l’autoroute», explique Nowshad Gangee, le père du jeune homme. L’accident s’est produit à la hauteur de Bell-Village.

Victime d’un accident dans l’exercice de ses fonctions,
Farsih Gangee, un motard de la police, se retrouve cloué au lit.

Le motard a passé plus de 45 jours aux soins intensifs de l’hôpital Dr A. G. Jeetoo et environ trois mois en salle. «Il a eu les côtes fracturées, le poumon perforé et son médecin nous a aussi fait savoir qu’il avait des caillots de sang dans le poumon, ce qui est très dangereux pour sa santé», indique Nowshad Gangee, meurtri et visiblement à bout de force.

Des projets plein la tête

Farsih vient à peine de se marier. Il a, dit son père, plein de rêves et de projets pour sa femme et lui. «Depuis l’accident, il ne peut ni bouger ni marcher. Lui qui était pourtant très actif», murmure Nowshad Gangee. Pendant que le jeune homme était à l’hôpital, ses proches sont allés le voir tous les jours. «On fait de notre mieux pour le soutenir et lui donner la force dont il a besoin pour surmonter cette épreuve.»

Les médecins ont plusieurs fois prévenu la famille que le motard risque de ne plus jamais remarcher. C’est d’ailleurs cela qui a poussé les Gangee à chercher d’autres moyens pour aider Farsih. Ils ont finalement décidé de l’envoyer à New Delhi, en Inde, pour suivre un traitement. «Nous n’avions pas vraiment d’autre solution. Et tout ce qui compte, c’est que Farsih puisse de nouveau avoir une vie heureuse et normale.»

Pour cette opération, les frais d’hébergement et les billets d’avion compris, il faut trouver plus de Rs 3 millions. «Pour l’heure, nous avons pu réunir Rs 2,4 millions. Il reste encore Rs 1,4 million à trouver», précise le père.

Quid de l’aide du gouvernement ? Bien que la victime fasse partie des forces de l’ordre, il n’a rien reçu. Au dire de Nowshad Gangee, le Medical Board a déclaré que son fils peut être traité à Maurice. «Nous y avons objecté car nous avons perdu confiance en ses médecins traitants. Des fois, ils nous disaient que Farsih allait guérir et d’autres qu’il n’y a pas de chance qu’il remarche un jour. Qui écouter ?»

Solidarité

Toutefois, le motard a pu compter sur le soutien de ses collègues, qui lui ont fait un don de Rs 92 000. Avec l’argent obtenu, Farsih s’est rendu à New Delhi, le lundi 29 janvier. Et, il s’est fait opérer une première fois, jeudi 1er février. Il devrait rester deux mois en Inde, dépendant de son état de santé. «Il se pourrait qu’il reste plus de temps en Inde. Il faudra alors trouver de l’argent», lance Nowshad Gangee.

La famille espère pouvoir compter sur la solidarité exemplaire des Mauriciens pour pouvoir mener à bien son combat. Vous pouvez faire un don sur les comptes de son père Nowshad Gangee ou de son frère Amzad Gangee : SBM 5030000013403 ou MCB 000445826037.

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