Suspect nu et enchaîné: «David Gaiqui a été fouillé devant une policière», affirme Me Deepak Rutnah

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Me Rutnah a animé une conférence de presse, ce mardi 30 janvier, aux côtés de ses collègues avocats afin de faire le point sur l’affaire David Gaiqui.

Me Rutnah a animé une conférence de presse, ce mardi 30 janvier, aux côtés de ses collègues avocats afin de faire le point sur l’affaire David Gaiqui.

Il ne lâche pas l’affaire. Me Deepak Rutnah rappelle une fois de plus le commissaire de police à ses responsabilités après que le suspect David Gaiqui a été dénudé et enchaîné au poste de police de Curepipe. Ce mardi 30 janvier, lors d’un point de presse à Port-Louis, l’homme de loi a demandé à Mario Nobin de revoir les procédures lorsqu’il y a une arrestation. Et ce, jusqu’à ce que l’enquête de police soit bouclée.

«Il faut tout revoir dans sa globalité. Le commissaire a dit qu’il est le seul à pouvoir prendre une décision dans cette affaire. Soit! Mais il doit agir et vite», a lancé Me Deepak Rutnah. Selon lui, le strip search du suspect Gaiqui avait déjà eu lieu lorsqu’il a été arrêté le vendredi 26 janvier. «Il avait été soumis à une fouille corporelle en la présence d’une policière qui de surcroît est un haut gradé.»

Allant plus loin, l’homme de loi a dénoncé les propos du sergent Jaylall Boojhawon qui avait soutenu qu’il est tout à fait normal qu’un suspect soit fouillé comme l’a été David Gaiqui. «Strip and search pa kapav fer kan enn dimounn enchaîné.»

Aux internautes qui vantent la façon de faire de la police à l’égard du suspect Gaiqui, Me Rutnah répond qu’à aucun moment, la police n’a présenté des preuves prouvant la culpabilité de David Gaiqui. «Au contraire. On lui a demandé de choisir entre une charge de meurtre ou de vol. C’est aberrant. Même les pays dont les systèmes sont plus pourris que le nôtre ne proposent pas ce genre de deal», affirme ce dernier.

Quatre heures d’attente

Et de soutenir que le samedi 27 janvier, le panel d’avocats de David Gaiqui a dû patienter pendant quatre heures avant de pouvoir le voir. «On ne voulait pas que les avocats voient le suspect en même temps. On nous avait imposé une condition. Que chaque avocat voie le suspect tout à tour. Nous avons refusé. Et nous en avons fait part à l’inspecteur Frichot qui nous a laissé voir notre client.»

Sauf que tout ne se serait pas passé dans l’ordre. Pour cause ! «Deux policiers sont venus dans la pièce où se trouvait notre client. Il y avait un haut gradé et un caporal qui comptait plusieurs années de service. On a dû leur demander de nous laisser seuls avec notre client. Un suspect a le droit de voir ses avocats en toute confidentialité. Mario Nobin doit revoir tout cela.»

Il a également félicité le Bar Council pour avoir pris position à travers un communiqué émis ce mardi 30 janvier, demandant au commissaire de police de prendre ses responsabilités.

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