Déploiement de policiers à Pomponette: AKNL veut des réponses de Mario Nobin

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La plateforme Aret Kokin Nu Laplaz déplore la présence policière à Pomponette lors de ses rassemblements.

La plateforme Aret Kokin Nu Laplaz déplore la présence policière à Pomponette lors de ses rassemblements.

«Nous voulons savoir d’où proviennent les ordres. Comment expliquer le fort déploiement policier à la plage de Pomponette ?» Afin d’y voir plus clair, des membres du collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) se sont rendus aux Casernes centrales, vendredi 26 janvier. Ils y ont déposé une lettre à l’intention du commissaire de police, Mario Nobin, réclamant des explications.

Les membres d’AKNL font ressortir que selon la Constitution du pays, le commissaire de police n’est pas tenu de prendre des ordres de qui que ce soit. Or, ils disent ne pas comprendre la présence des policiers et même des membres de la Special Mobile Force à Pomponette. Cela a notamment été le cas lors des récents rassemblements d’AKNL à la plage.

Ils en ont aussi profité pour faire un suivi des Precautionary Measures faites après que des hommes armés de sabres ont été aperçus déambulant sur la plage à plusieurs reprises. L’occasion également de voir où en est l’enquête concernant une manifestation illégale alléguée à la plage de Pomponette le dimanche 17 décembre dernier. Des membres d’AKNL avaient été interrogés under warning avant d’être autorisés à rentrer chez eux.

Vendredi toujours, des membres d’AKNL se sont également rendus au bureau du ministère du Logement et des terres. Ils y ont déposé une lettre réclamant une réunion urgente avec le ministre Mahen Jhugroo. Ils indiquent s’être rendus sur place car ils n’ont reçu aucune réponse jusqu’ici aux diverses correspondances qu’ils ont envoyées.

«Li to pou dan zot lavantaz si zot ti aksepté enn rankont», explique-t-on du côté d’AKNL. Surtout avec la pression populaire qui s’accentue. D’ailleurs, même des politiciens, dont Arvin Boolell, ont commencé à prendre position en faveur du collectif.

AKNL affirme que le bail que détient Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd a expiré en novembre. Et que le ministère du Logement et des terres peut sans problème le reprendre au promoteur du projet hôtelier à Pomponette. Le collectif se dit même disposé à rencontrer le ministre avec ses avocats. «Nous demandons au ministre de prendre cette décision dans le cadre du 50e anniversaire de l’indépendance du pays.»

C’est là, ajoute AKNL, l’occasion pour le ministre Jhugroo de montrer qu’il n’est pas «déconnecté de ce que veut la population».

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