Heavy Rainfall Protocol for the Public Sector: «c’est discriminatoire», affirme Narendranath Gopee

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Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and other Unions

Narendranath Gopee, président de la Federation of Civil Service and other Unions

Il est vivement décrié par le président de la Federation of Civil Service and other Unions (FCSOU). Pour cause, le Heavy Rainfall Protocol for Public Officers est jugé discriminatoire et dépassé par Narendranath Gopee.

Ce dernier a rencontré la presse ce lundi 29 janvier au siège de la fédération à Jade Court à Port-Louis. Il a souligné que ce protocole a créé une «véritable pagaille» au sein de la fonction publique lors de sa mise en application le 25 janvier dernier suite à un avis de pluie torrentielle émis par la station météorologique de Vacoas.

Il a fait ressortir que les fonctionnaires qui prenaient leur service à 7 h ignoraient le fait qu’un communiqué avait été émis à 6 h du matin leur demandant de rester chez eux. Résultat: certains d’entre eux ont dû rebrousser chemin en arrivant sur leur lieu de travail. De plus, soutient Narendranath Gopee, un deuxième communiqué émis entre 10 heures et 11 heures, demandant aux fonctionnaires de reprendre le travail à 12h30 n’a fait que rendre la situation encore plus difficile.

«Certains de ces fonctionnaires, en particulier des General Workers, habitent loin de Port-Louis. D’autres sont enceintes et handicapés. Ils n’ont pas eu d’autre choix que de rester chez eux après le deuxième communiqué», dit-il. 

Dorénavant, précise le président du FCSOU, les fonctionnaires doivent être informés par les autorités à partir de 4 heures du matin pour qu’ils puissent prendre leurs dispositions. Il souligne aussi qu’en cas de pluies torrentielles et d’orages, c’est le gouvernement central qui doit prendre une décision pour le secteur public et privé. Ce, pour éviter des pertes de vies humaines.

Le syndicaliste ajoute que l’actuel protocole souligne qu’en cas de pluies torrentielles, c’est aux travailleurs de prendre leurs responsabilités au moment où ils quittent leur maison pour aller travailler. «Cette clause doit changer. C’est l’État qui doit prendre en charge la sécurité de ses employés au moment où ils quittent leur résidence en cas de force majeure.»

Narendranath Gopee propose également qu'un comité présidé par le secrétaire du cabinet soit mis sur pied. Ce comité sera composé des Supervising Officers, d’un Desk Officer, de secrétaires permanents, des représentants du secteur privé. «Travayer pa kouma take la lalimier sa», a-t-il  conclu.

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