Maison inondée à Poste-de-Flacq: À 84 ans, elle cherche une maison confortable

Avec le soutien de
Depuis la mort de son époux et de ses enfants, cette doyenne de Poste-de-Flacq nous confie qu’elle ne dépend que sur elle-même.

Depuis la mort de son époux et de ses enfants, cette doyenne de Poste-de-Flacq nous confie qu’elle ne dépend que sur elle-même. 

Scène de désolation dans cette petite bicoque en tôle sise à Poste-de-Flacq, suivant le passage du cyclone Berguitta. Reshmi, 84 ans, ne sait plus à quel saint se vouer. À chaque averse, sa maison est inondée, causant la perte de ses effets personnels, déplore-t-elle. Comme cela a été le cas la semaine dernière. Sa maison avait complètement pris l’eau. Elle a alors dû se rendre dans un centre de refuge, où elle a passé quelques jours.

«Ou krwar mo kapav resté isi ? Napa kapav resté isi», lâche celle qui loue un terrain avec un de ses voisins, sur lequel elle a construit sa maisonnette. Celle-ci comprend trois pièces, dont une chambre et une cuisine. Pour faire ses besoins, Reshmi doit sortir de chez elle et se rendre dans une petite cahutte en tôle qui lui sert de salle de bains et de toilettes. Ayant grandi dans le village, elle ne souhaite pas quitter Poste-de-Flacq. Mais veut habiter dans une maison plus confortable.

Depuis la mort de son époux et de ses enfants, cette doyenne de Poste-de-Flacq nous confie qu’elle ne dépend que sur elle-même. Et survit grâce à la pension que lui donne le gouvernement. Débrouillarde, l’octogénaire n’a rien à envier aux autres. Si ce n’est que sa solitude. Car cela fait maintenant une dizaine d’années qu’elle vit seule.

Ses voisins affirment avoir de la compassion pour la vieille dame, n’ayant personne pour s’occuper d’elle. L’an dernier, ses voisins l’ont emmené dans une maison de retraite, après avoir passé plusieurs jours à l’hôpital suivant une chute. Ils pensaient que l’octogénaire allait se reposer, mais cela n’a pas été le cas. Elle est retournée dans sa maisonnette et ne veut pas entendre parler des maisons de retraite. «Kouma li pou fer si nou pa la pou ed li enn zour ?», se demande l’un de ses voisins.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires