Pluies torrentielles: «On n’a pas le droit de faire de discrimination entre les travailleurs», dit Ramgoolam

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Navin Ramgoolam était au côté d’Anil Bachoo, Sheila Bapoo et Osman Mohamed lors d’un point de presse ce vendredi 26 janvier.

Navin Ramgoolam était au côté d’Anil Bachoo, Sheila Bapoo et Osman Mohamed lors d’un point de presse ce vendredi 26 janvier.

C’est un communiqué qui lui est resté en travers de la gorge. Et il l’a fait comprendre cet après-midi, vendredi 26 janvier, lors d’un point de presse du PTr à Port-Louis. Navin Ramgoolam a évoqué le circulaire émis par le gouvernement hier, jeudi 25 janvier, à la suite de l’avis de pluies torrentielles émis par la station météorologique de Vacoas. Et dans lequel le gouvernement autorisait uniquement les employés de la fonction publique à rester chez eux, alors qu’il n’avait pris aucune mesure pour les employés du secteur privé.

«Tou travayer sé travayer. E zot égal. Fodé pa fer diskriminasion», a lancé Navin Ramgoolam. De rappeler que lorsqu’il y avait des flash floods en 2013, il avait formulé une demande pour que les banques restent fermées.

Commentant les récentes averses et les conditions dans lesquelles les réfugiés ont été traités dans les centres, Navin Ramgoolam a affirmé qu’il faut tout revoir. «Les gens sont les uns sur les autres dans les centres de refuge. Il n’y a pas suffisamment d’espace. Cela les stresse davantage, surtout lorsqu’ils se posent des questions sur l’état de leurs habitations», a fait ressortir le leader du PTr.

Il estime qu’il faut abolir les centres de refuge et introduire un système de centre d’accueil pour les réfugiés. Pour ce faire, dit-il, il faut ouvrir les centres de jeunesse, de troisième âge et des gymnases. «Il faut qu’ils aient un endroit où dormir, pour faire leur toilette et pour cuisiner. Il faut aussi prendre l’engagement de leur offrir un repas chaud.»

«Bizin éna kordinasion»

De plus, il est d’avis qu’un suivi auprès des réfugiés est nécessaire afin d’analyser l’état de leurs habitations. «Il faut faire un constat et voir ce qui a été endommagé. Lorsque j’étais à la tête du pays, on donnait des allocations en cas d’inondations. De plus, on remettait Rs 5 000 aux familles affectées pour qu’elles puissent s’acheter de la nourriture. On avait aussi remis des vouchers pour qu’elles achètent des meubles.»

Navin Ramgoolam a, par ailleurs, soutenu que tous les cas d’alerte doivent être sous la charge du bureau du Premier ministre. «Bizin éna kordinasion ek pa ziss délégé bann taches. Dan klas 3, dimounn pa gagn drwa sirkilé. Bizin osi inklir enn program dan lédikasion ek sensibiliz bann zenn lor lanvironman.»

Osman Mohammed a également pris la parole lors de cette conférence de presse. «On a mis en place la philosophie de Maurice île Durable. Mais cette philosophie n’est plus cohérente maintenant.» 

Présent également, Anil Bachoo n’a pas manqué d’égratigner Pravind Jugnauth. Il s’est interrogé sur les réalisations du gouvernement Lepep après trois ans au pouvoir. «Ki Pravind inn fer pou sirkonskripsion n°8? Li pé kozé li pé dir la route Terre-Rouge-verdun pe grainé. Bé Anerood Jugnauth pa’nn konstrwir oken drin dépi 1963. Canal Dayot ba’nn travo inn kout Rs 120 millions. Nou ki’nn fer travo ek aster-la gouvernman Lepep pé met sa dan zot lazinda.»

«Le gouvernement d’alors avait du coeur»

Sheila Bappoo, est, elle, revenue sur les déclarations d’Etienne Sinatambou quant au protocole d’aide alimentaire mis en place pour les réfugiés. Jamais, dit-elle, après deux mandats à la tête du ministère de la Sécurité sociale, elle n’a entendu parler du protocole «donn délo ek biskwi».

Selon elle, le ministre Sinatambou a parlé avec dédain. «Le gouvernement d’alors avait du cœur. Les gens ne restaient pas sans nourriture dans les centres. On n’a jamais mis en place un time-table pour dire à quelle heure les réfugiés doivent manger et encore moins combien de grammes de nourriture ils doivent avaler.» Elle a aussi exprimé sa solidarité envers ceux qui ont été affectés par les grosses pluies. «Avant, le ministère de la Sécurité sociale donnait des vouchers à chaque réfugié et ils se rendaient directement à la boutique située à proximité du centre qui leur remettait les produits de base. Comme du jus, du beurre, du fromage, entre autres.»

Et d’ajouter que la Social Aid Act permet au gouvernement de venir en aide aux sinistrés. «Mé zot pé donn dimounn allowance zis pou trwa zour. Ou trouv sa enn gouvernman Lepep ou?» a lancé Sheila Bappoo. Elle a salué, par la même occasion, la solidarité nationale et l’aide que les ONG et les forces vives ont apporté aux réfugiés.

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