Salaire minimum: «Les employeurs récalcitrants seront poursuivis», déclare le ministre du Travail

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Le ministre du Travail était face à la presse, ce vendredi 26 janvier.

Le ministre du Travail était face à la presse, ce vendredi 26 janvier.

Ce n’est pas «une menace», bien que cela en ait tout l’air. «Les employeurs qui se montrent récalcitrants seront poursuivis.» Le ministre du Travail, Soodesh Callichurn, s’exprimait sur le salaire minimum qui devient réalité à la fin de ce mois-ci pour de nombreux salariés.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi 26 janvier, le ministre du Travail a insisté sur le fait que les employeurs ont l’obligation légale de payer le salaire minimum à la fin de janvier. D’ailleurs, «dan sekter piblik kas fini versé».

N’empêche, ajoute Soodesh Callichurn, certains employeurs n’ont pas fait les ajustements nécessaires. Du coup, des salariés devraient recevoir une nouvelle fiche de paye sur laquelle l’erreur sera «rectifiée».

Toutefois, «une quizaine d’entreprises ont demandé un délai». Et le ministre du Travail d’expliquer que «même si elles ne paient pas le salaire minimum en janvier, ces entreprises ont pris l’engagement de le faire en février».

Un comité mis sur pied

Concernant le Heavy Rainfall Protocol for the Public Sector, appliqué hier, jeudi 25 janvier, pour la première fois, le ministre du Travail rappelle que celui-ci a été préparé en avril dernier. D’ajouter que le secteur privé est, lui, régi par l’Occupational and Safety Act. Il y est stipulé que c’est aux employeurs de prendre une décision et d’en informer leurs salariés.

Ceci étant, Soodesh Callichurn concède qu’il n’y a effectivement pas de protocole pour le secteur privé. Raison de plus pour «met latet ansam». C’est ainsi que lors d’une réunion au Prime Minister’s Office, hier, un comité a été mis sur pied pour revoir le protocole et traiter sur un pied d’égalité secteurs public et privé.

957 tonnes de déchets

Autre sujet abordé, la campagne de nettoyage entamée par la Tourism Authority après le passage de la forte tempête tropicale Berguitta. Les chiffres sont effarants. En l’espace d’une semaine, 957 tonnes déchets ont été récoltés dans les drains. Entre autres, 1 tonne à Grand-Baie, 100 tonnes à Pointe-aux-Piments, 400 tonnes à Flic-en-Flac et 400 tonnes à Tamarin, entre autres.

Par ailleurs, le ministre du Travail s’est enorgueilli de la bonne santé financière de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), de la MauBank et même de la Mauritius Post. «En l’espace de deux ans, la MBC est passée d’un déficit de Rs 1 milliard à des profits de Rs 579 millions. La Maubank sort de Rs 1,7 milliard de pertes pour arriver à Rs 143 millions de profits. Alors que la Mauritius Post compte Rs 257 de profits contre un déficit de Rs 647 millions avant.» Pour Soodesh Callichurn, il s’agit clairement du «résultat de la bonne gouvernance».

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