Petite-Rivière-Noire: quinze ans plus tard et toujours le même problème

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L’eau est devenue une plaie pour les habitants de Petite-Rivière-Noire, région normalement sèche.

L’eau est devenue une plaie pour les habitants de Petite-Rivière-Noire, région normalement sèche.

La même maison, la même cour, et le même problème. Cette maison à Petite-Rivière-Noire a, une fois de plus, été mise à mal par les intempéries et Berguitta a montré que le temps pouvait encore faire des siennes avec les habitants.

Cela fait 15 ans que cette photo (ci-contre) a été prise, après le passage du cyclone Dina. Pourtant force est de constater que rien n’a changé pour le village de Petite- Rivière-Noire. Quinze ans et toujours la même accumulation d’eau.

Quinze ans après cette photo, c’est le même problème :
l’eau s’accumule rapidement lors des précipitations importantes.

Berguitta et les pluies diluviennes du début de semaine n’ont pas manqué de rappeler aux habitants de Petite-Rivière-Noire que l’eau n’est plus aussi loin que cela. Au plus fort du cyclone elle est montée a pratiquement un mètre selon certains des habitants. 

«L’eau a dépassé mon mur», lance Marie Andréa Patate, qui habite là depuis plus longtemps qu’elle ne veut compter. «Je suis au rez-de-chaussée et l’eau est entrée partout dans ma maison. J’ai perdu des livres, des magazines, des meubles.» 

Elle n’est pas la seule ai village à avoir dû faire face au déferlement d’eau boueuse des rivières et de la montagne dans Petite-Rivière- Noire. Avec le temps capricieux depuis le début de l’année, il n’en faut plus beaucoup pour que le terrain de football du village se transforme en marécage et les ruelles en réservoirs d’eau.

Rivière peu profonde

Le jour du cyclone, nombreux étaient-ils à avoir fait des pieds et des mains pour s’en sortir. «Nous sommes toujours avec ce même problème. Je suis là depuis ma naissance. Le problème d’eau ne date pas d’aujourd’hui et quand il fait surface le gouvernement fait du bouche trou», lance Elizabeth George. «Un jour on finira par trouver des noyés ici.» 

Le problème, selon les dires des habitants, est que la rivière et les canaux d’évacuation ne sont pas suffisamment entretenus ni assez profonds pour permettre l’écoulement normal des eaux dévalant de la montagne.

«Des travaux avaient été faits aux alentours de 2003 et 2004 dans les drains et la rivière pour permettre l’évacuation des eaux, mais cela n’a clairement pas été suffisant car nous avons mis en place», explique l’ancien président du conseil de district de Rivière- Noire, Daniel Patate. «Avec le mauvais temps des dernières années, on se rend compte qu’il faut trouver une solution afin que le rivières et les drains soient nettoyés pour éviter le pire.» 

Daniel Patate est d’avis qu’il faut se mettre au travail au plus vite afin d’éviter les problèmes à répétition sinon pires. Mais des travaux seront nécessaires dans les semaines à venir. 

L’eau est devenue une plaie pour les habitants de Petite-Rivière-Noire, région normalement sèche.

«Un autre problème que personne n’a vu venir lorsqu’on entreprend des réparations de routes ce sont les mains courantes. Quand l’eau charrie des déchets, ceux-ci restent entre les mains courantes. L’eau est ainsi détournée et se répand dans le village et les drains de la route évacuer l’eau», ajoute-t-il. 

Petite-Rivière-Noire n’est qu’un exemple des endroits à l’Ouest où le développement réfléchi des canalisations commence à faire sérieusement défaut. Après Berguitta et les pluies importantes qui s’abattent sur le pays depuis le début du mois, ils sont plusieurs à s’inquiéter de l’ampleur que pourraient prendre les prochaines intempéries.

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