Post-Berguitta: quand la pluie n’est pas d’un grand secours

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 Une partie de la récolte de giraumons de Farhad Chataroo abîmés par la pluie.

Une partie de la récolte de giraumons de Farhad Chataroo abîmés par la pluie.

Le métier de planteur n’est pas de tout repos. Entre pluies, sécheresse, inondations, c’est un mélimélo de drames perpétuels. Les planteurs investissent sans savoir s’ils pourront récupérer la somme investie dans leurs champs.

Pour la plupart, soutiennent-ils, ils doivent faire deux métiers afin de pouvoir subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles car le résultat n’est jamais vraiment garanti.

Nous avons rencontré Farhad Jugon, planteur de Camp-Diable depuis maintenant 35 ans, et Ahmad Rafick Chataroo de Chemin-Grenier, qui exerce depuis sa tendre jeunesse. Si, pour le second, la plantation «coule dans ses veines», pour le premier nommé cela a été une tout autre expérience.

Étant tous deux dans le domaine de la culture de légumes et de canne à sucre, ces deux agriculteurs nous ont expliqué les contraintes de leur métier.

Ainsi, disent-ils, ces trois dernières années ont été éprouvantes pour leur «business». Après avoir connu de longs moments de sécheresse, ne voilà-til pas qu’ils doivent maintenant être victimes de problèmes d’inondations.

Sombre avenir

Farhad, qui cultive un peu de tout – pomme de terre, pomme d’amour, giraumon, pistache, entre autres – affirme qu’il a subi une perte totale sur ses plantations. Avec la perte de pratiquement cinq arpents plantés en giraumon et cinq autres arpents en pomme d’amour, il ne voit pas l’avenir sous un jour meilleur.

Tenant compte du manque de main-d’œuvre, des intempéries et de l’aide «très minime» du gouvernement, les agriculteurs soutiennent ne pas être toujours en mesure de s’en sortir. «Plantasion cé enn indistri ki pé al mor», affirme Ahmad Rafick Chataroo, qui a aussi été enseignant.

Mais en dépit des difficultés auxquelles ils sont confrontés, nos planteurs veulent demeurer nobles et vont redoubler d’efforts pour attirer la maind’œuvre nécessaire afin que les nouvelles récoltes soient prêtes d’ici trois mois.

Malakoff: les malheurs de Premchand Soondar


 

Rencontré cette semaine sur la route principale de Malakoff, Premchand Soondar confie qu’à chaque averse il perd la totalité de ses plantations. Selon ce qu’il a constaté, c’est l’eau s’écoulant des anciens établissements sucriers qui lui cause ces pertes. Le trop plein d’eau recouvre la plupart de ses champs et rien ne peut le prémunir de ces inondations.

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