Services financiers: la juridiction mauricienne sous la loupe de Mc Kinsey

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Ébène abrite nombre de sociétés offshore.

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Donner plus d’épaisseur à la juridiction mauricienne en la rendant plus compétitive. C’est la mission que le ministère des Services financiers a confié à la société de service-conseil international Mc Kinsey. Celle-ci a un mois pour produire ce rapport qui viendra compléter celui du Blueprint sur le secteur des services financiers.

Les experts de Mc Kinsey débarquent à la fin de ce mois pour un état des lieux du centre financier international mauricien avec à la clé une étude en profondeur sur ses forces et ses faiblesses et ce par rapport à ses principaux compétiteurs, nommément Singapour, l’Irlande et le Luxembourg.

Leur mission est de faire un certain nombre de recommandations afin de rendre le centre plus compétitif. Notamment, ses coûts d’opération pour les nouvelles sociétés souhaitant s’y implanter mais aussi l’offre des produits et autres services qu’il sera appelé à proposer.

«Nous nous donnons les moyens aujourd’hui pour positionner le centre financier mauricien à un autre palier de son développement afin qu’il soit capable de rivaliser avec ses plus proches compétiteurs», souligne le ministre de tutelle, Sudhir Seesungkur.

Entre-temps, l’ébauche du Blueprint qui définit la feuille de route du secteur pour les 10 prochaines années a été finalisée. Le ministère des Services financiers ainsi que la Financial Services Commission sont en présence d’une copie de ce rapport intérimaire intitulé «Crafting the future Mauritius Financial Sector – Strategic thrusts for a new era of Development». Réalisé par James Shipton, l’Executive Director du Program on International Financial Systems de la Harvard Law School des États-Unis, ce blueprint revêt une grande importance pour assurer la pérennité du secteur des services financiers.

«Nous avons besoin de réorienter notre stratégie pour le développement du secteur financier et d’identifier des niches de demain» explique le ministre. Et d’ajouter que le mandat du consultant est d’assurer que le secteur financier contribue 15 % au produit intérieur brut d’ici 2020 contre 12,1 % actuellement. Ce qui implique nécessairement une remise en ordre de ce secteur pour un nouveau positionnement de Maurice comme un centre financier international robuste.

Et quid des critiques d’avoir fait appel à une nouvelle société de consultants avec Mc Kinsey alors que James Shipson a déjà balisé le terrain et proposé un premier rapport ? À cette question, le ministre justifie le recours à cette société de service-conseil par le fait que les perspectives de l’étude du consultant de la Harvard Law School s’avèrent limitées dans le temps alors même que le gouvernement a déjà affiché son ambition pour ce secteur porteur de croissance.

Par ailleurs, face aux appréhensions de certains opérateurs quant à l’avenir du secteur du Global Business et de l’attractivité du centre financier local, suivant l’amendement en mai 2016 du traité de non-double imposition fiscale avec l’Inde, le ministre Seesungkur note en revanche l’émergence de celui-ci comme centre par excellence pour structurer de fonds. «L’année dernière, ce nouveau créneau d’activités a enregistré une croissance de 36 %». Il précise que son ministère compte mettre le paquet pour capter une plus grosse part de ce business en rivalisant avec les grands centres en Afrique comme ceux de Nairobi et de Lagos.

Du pain sur la planche donc pour les experts de Mc Kinsey…


MC Kinsey en deux mots

Mc Kinsey conseille les directions générales de grandes entreprises et internationales, ainsi que celles d’institutions publiques et d’organisations à but non lucratif. Le cabinet inscrit l’accompagnement de ses clients dans le long terme. Il les aide à élaborer les orientations stratégiques et à mettre en oeuvre les changements qui leur permettent d’améliorer durablement leurs performances. À travers une centaine de bureaux dans plus de 60 pays, McKinsey fonctionne comme une seule et même entreprise à l’échelle mondiale, offrant à ses clients les compétences de près de 10 000 consultants experts dans une large palette de secteurs et de fonctions.

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