Possession d’une balle: «Je voulais la garder comme souvenir»

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Le procès intenté à ce peintre a été appelé en Cour intermédiaire, le 22 janvier.

Le procès intenté à un peintre a été appelé en cour intermédiaire, le 22 janvier.

Il a été reconnu coupable sous une accusation d’Unlawful possession of ammunition. Le procès intenté à ce peintre a été appelé en cour intermédiaire, le 22 janvier. Une balle avait été retrouvée chez lui.

Appelé à la barre des témoins, un policier concède que la balle retrouvée ne sert à rien sans une arme à feu. Dans sa déposition de l’accusé qui a été lue en cour, Chéri Ivano Jacob explique que le 16 juin 2015, il se trouvait chez lui lorsqu’il a reçu la visite de la brigade anti-drogue à La-Tour- Koenig. «Une fouille avait été effectuée chez moi et l’équipe avait saisi une balle dans mon armoire, se trouvant dans ma chambre à coucher», avait-il dit à la police. Il a ensuite indiqué ne pas détenir de permis de port d’arme. Il a expliqué, dans son enquête, que c’est en marchant qu’il avait trouvé une balle. «Je l’ai prise pour l’emmener chez moi».

Toutefois, il a affirmé à la police qu’il ne se souvenait pas de la date à laquelle il avait eu cette balle. «C’est en souvenir que je voulais la garder» a-t-il répondu à une question de son avocat, Me Hisham Oozeer. Le témoin policier a affirmé qu’aucune arme à feu n’a été retrouvée chez lui lors de la perquisition.

Appelé à la barre, Chéri Ivano Jacob concède avoir commis une offense mais a présenté ses excuses à la cour. À une question de son avocat, Me Oozeer, il explique qu’il n’avait aucune mauvaise intention en gardant cette balle. «Mo ti pu fer médayon ek sa ek met li dan mo lasenn pu ki mo gard li kouma souvénir», a-t-il affirmé.

De ce fait, le magistrat Pranay Sewpal l’a reconnu coupable et a pris en considération son casier judiciaire. L’accusé avait été condamné à une amende, à deux reprises en 2009, pour trafic de drogue et avait aussi  écopé d’une amende de Rs 4 000 en 2016 pour possession de cannabis. Il a demandé à la cour de lui donner une chance.

Me Hisham Oozeer a, dans sa plaidoirie, demandé au magistrat de prendre considération le fait que son client est un homme marié et qu’il a quatre enfants. « Et que dans ce cas présent, une amende serait appropriée,»  avait-il avancé. Le prononcé de la sentence sera lu  le 5 février.
 

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