Accaparement des plages: «Pa vinn fer cheap politics lor nou lédo», lance Hookoomsing aux politiciens

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Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz s’est réuni ce dimanche 21 janvir à la plage de Pomponette.

Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz s’est réuni ce dimanche 21 janvir à la plage de Pomponette.

Les partis politiques traditionnels se sont enfin réveillés. À la bonne heure ! Toutefois, Yan Hookoomsing du collectif Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) tient à les mettre en garde. «Na pa vinn fer cheap politics lor nou lédo!» lance-t-il à leur intention.

Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz s’est réuni ce dimanche 21 janvir à la plage de Pomponette.

Le collectif s’est réuni, ce dimanche 21 janvier, à la plage de Pomponette. Objectif : sensibiliser la population sur les éventuelles conséquences des développements hôteliers envisagés à la plage de Pomponette. La présence d’une vingtaine de policiers sur place n’est pas passée inaperçue. Ces derniers sont venus s’assurer qu’il n’y ait pas de dérapages, comme lors des manifestations précédentes.

Pour Yan Hookoomsing, le fait qu’Arvin Boolell et Paul Bérenger se soient «enfin» prononcés en faveur du combat d’AKNL est une bonne chose. Surtout s’ils sont «sincères», insiste-t-il. «Respekté konba sitoyen ek montré ou sinsérité.»

Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz s’est réuni ce dimanche 21 janvir à la plage de Pomponette.

Lettres mortes

N’empêche, fait-il ressortir, ils sont en grande partie «responsables» de ce qui se passe actuellement avec les plages publiques. N’oublions pas, rappelle Yan Hookoomsing, qu’ils ont fait partie des gouvernements qui ont établi divers plans de gestion des plages publiques. Qui plus est, la braderie des terres de l’État et des plages a commencé sous le gouvernement de Navin Ramgoolam, martèle-t-il. «Zot bizin défer tou séki zot inn fer zot mem.»

Yan Hookoomsing a, par ailleurs, déploré le silence du ministre des Collectivités locales, Mahen Jhugroo. «Nous lui avons envoyé plusieurs correspondances. Toutes sont restées sans réponse», dénonce-t-il. AKNL, dit-il, veut une réunion urgente avec lui. «C’est un gouvernement de sourds.»

Il fait remarquer que Clear Ocean Hotel and Resorts Ltd est dans l’illégalité. Et que le gouvernement a le pouvoir de résilier le bail sans payer un sou au promoteur du projet hôtelier à Pomponette. «À compter du 7 août 2017, le promoteur avait trois mois pour démarrer la construction. Ce qui n’a pas été fait. Et le délai a expiré», avance Yan Hookoomsing.

Volonté politique

AKNL, poursuit Yan Hookoomsing, est disposé à aider le ministère du Logement et des terres à récupérer cette portion de la plage de Pomponette. «Nous sommes prêts à rencontrer le ministre Jhugroo avec nos hommes de loi. Mais encore faut-il qu’il ait la volonté politique.» Yan Hookoomsing insiste : «Dès demain, il peut sans problème reprendre le bail au promoteur sans lui payer un sou.»

Dans la foulée, il s’en est pris au conseil légal du ministère du Logement et des terres. «Li pé koz enn kozé ki fos net», allègue Yan Hookoomsing, qui fait valoir que ce conseiller a été recruté à l’époque où Showkutally Soodhun a pris la tête du ministère. Le collectif AKNL réclame sa démission. «Li pa pé travay dan lintéré piblik.»

Cela fait plus de deux ans maintenant qu’AKNL milite pour la préservation des plages publiques et également pour un développement intégré. Yan Hookoomsing est catégorique : «Nous ne sommes pas contre le développement.» Il estime toutefois que le développement du tourisme passe par l’habitant. «Si Rodrigues peut le faire nous aussi, nous le pouvons.»

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