Berguitta: Tarun Nagawah, 12 ans, porte haut les couleurs du mauricianisme

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Tarun Nagawah en pleine action jeudi 18 janvier, alors que le pays était toujours en alerte cyclonique de classe 3.

Tarun Nagawah en pleine action jeudi 18 janvier, alors que le pays était toujours en alerte cyclonique de classe 3.

Entraide. Générosité. Bienveillance. Autant de mots qui reviennent depuis le passage de Berguitta. Et qui mettent du baume au cœur du mauricianisme. S’il y en a bien un qui a porté haut les couleurs de notre nation arc-en-ciel, c’est Tarun Nagawah, 12 ans… 

Depuis l’annonce de l’arrivée du cyclone, le garçonnet n’a pas chômé. «Mo koné isi kot mo resté dan boukou lakaz dilo rantré. Mo gagn sagrin ek mo kontan ed mo bann vwazin», lance le petit Tarun, qui habite à Montagne-Blanche. Nous l’avons rencontré, jeudi 18 janvier, alors que le pays était en alerte cyclonique de classe 3. 

Tarun Nagawah en pleine action jeudi 18 janvier, alors que le pays était toujours en alerte cyclonique de classe 3.

C’est à la nage, sourire aux lèvres, qu’il traversait la rue, qui s’était transformée en rivière, à Sans-Souci. «Éna dimounn kapav trouv sa komik, mé mo préfer nazé ki mars dan sa gro dilo-la…» soulignait le gamin. 

«Sa zanfan-la éna enn extra léker. Li kontan ed dimounn. Ban adilt pa kapav fer séki Tarun fer.»

Malgré sa petite taille et sa frêle corpulence, Tarun, débrouillard comme pas deux, n’a pas hésité une seule seconde à donner un sérieux coup de main. Soulevant des parpaings pour construire un barrage de fortune, des meubles qui menaçaient de prendre l’eau, des appareils électroménagers qui ont failli griller, chez ceux dont les maisons ont été touchées. 

Sailesh Paupiah, un des voisins de Tarun, le décrit comme «zanfan lakaz». Tarun, confie-t-il, vit avec son père et sa grande sœur. «So létan fini kot momem. Gramatin, kan mo ankor pé dormi, li fini vini. Li bwar so dité, manzé, paré tou kot momem.» Tarun fréquente, en fait, le collège Royal Holloway de Montagne-Blanche. 

Tarun Nagawah en pleine action jeudi 18 janvier, alors que le
pays était toujours en alerte cyclonique de classe 3.

On a du mal à arrêter Sailesh Paupiah, qui ne tarit pas d’éloges à son sujet. «Sa zanfan-la éna enn extra léker. Li kontan ed dimounn. Ban adilt pa kapav fer séki Tarun fer. Dan nimport ki problem, li vini pou édé.» De la générosité, Tarun en fait montre également quand il y a un mariage ou un enterrement dans la localité. Il n’hésite pas non plus à faire quelques «courses» pour ses voisins, moyennant «enn ti gato ou enn ti kas», souligne Sailesh, d’un air attendri. 

«Dan enn zourné, 100 kout li kapav al laboutik fer alé vini. Li pa kapav réfiz dimounn, li pa konn dir non…» Un exemple à suivre. 

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