Les réfugiés coûtent Rs 500 000 par jour

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Distribution de nourriture au centre communautaire de Cité Vallijee, ce jeudi 18 janvier.

Distribution de nourriture au centre communautaire de cité Vallijee, ce jeudi 18 janvier.

Ils sont 3 011 personnes à avoir trouvé refuge dans les centres communautaires de l’île lors du passage de Berguitta. Le ministère de la Sécurité sociale est tenu de leur verser une allocation,  de Rs 175 par personne, par jour. À l’hôtel du gouvernement, on laisse entendre que la somme to- tale qui sera décaissée pendant les deux jours qu’a duré le mauvais temps avoisine les Rs 1 053 000. Selon les règlements établis, les réfugiés ne peuvent que passer trois jours additionnels dans les centres communautaires, une fois l’alerte cyclonique levée. Un délai qui devrait encore faire grimper les dépenses gouvernementales.

Ces Mauriciens vulnérables bénéficieront-ils d’une aide sociale additionnelle ? En tout cas, cette possibilité a bien été soulevée lors du Conseil des ministres spécial, ce jeudi 18 janvier. Selon nos informations, des comités de travail ont été mis sur pied pour trouver de nouvelles mesures pouvant aider les personnes au bas de l’échelle. Il nous revient que le cabinet ministériel serait divisé sur le paiement d’une allocation additionnelle.

Plusieurs ministres se seraient montrés contre une telle initiative, arguant qu’il ne faudrait pas encourager une culture de dépendance, mais opter plutôt pour un moyen d’«empower» la classe vulnérable. Nos recoupements indiquent qu’une équipe au ministère de l’Intégration sociale travaille sur un nouveau projet social à cet effet. Celui-ci devrait être présenté dans deux semaines.

«Malheureusement, on constate qu’il y a des abus. Ce sont ces personnes qui diminuent les chances qu’ont les plus vulnérables à, un jour, obtenir une maison», souligne une source au Conseil des ministres. Et d’ajouter qu’un nouveau système devrait être mis sur pied et permettre aux plus nécessiteux d’obtenir une maison dans les plus brefs délais. Cependant, pour l’heure, dans les rangs du gouvernement c’est motus et bouche cousue.

Dans les milieux concernés, on indique que les sinistrés n’ont pas toujours bénéficié de compensation financière. Une des solutions proposées par des anciens gouvernements a été l’octroi de Food Vouchers. En d’autres mots, les réfugiés pouvaient quitter les centres communautaires pour acheter de la nourriture. «Chaque personne avait droit à un Food Voucher. Ceux-ci étaient remis au chef de famille», souligne un ancien préposé du ministère.

Même en classe 3, le responsable du centre de refuge devait s’enquérir auprès des boutiquiers du coin. Il était demandé à ces derniers de fournir suffisamment de nourriture pour venir en aide aux réfugiés. «Les sinistrés allaient eux-mêmes dans les boutiques et effectuaient leurs propres achats.»

Interrogé, un ancien ministre de la Sécurité sociale avance que ce n’est pas la première fois que l’État choisit de donner des biscuits et de l’eau aux personnes présentes dans les centres communautaires. «Quelques fois, nous leur avons également donné des boissons chaudes ainsi que des boissons gazeuses

Pour Joceline Minerve, ancienne ministre de la Sécurité sociale, les centres d’accueil ont un objectif précis. «L’accueil, la sécurité et la possibilité d’être bien au chaud et au sec, ce sont là les éléments les plus importants. Je me souviens qu’on offrait des boissons chaudes et des repas assez consistants. Un ministre a le devoir de se soucier du confort de ces gens

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