Post-Berguitta: Coincés à Rodrigues, ils ont jusqu’à Rs 200 000 de frais à payer

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Abdool Rahime Nazeerally et sa famille déboursent environ Rs 20 000 quotidiennement pour l’hébergement.

Abdool Rahime Nazeerally et sa famille déboursent environ Rs 20 000 quotidiennement pour l’hébergement.

L’aéroport de Plaine Corail est toujours fermé au public. Au grand dam de la cinquantaine de Mauriciens et de touristes qui y sont bloqués depuis dimanche à Rodrigues. Résultat : leur note ne cesse d’augmenter à mesure que les jours passent. 

L’alerte cyclonique a été levée à Rodrigues. Toutefois, l’aéroport ne peut reprendre ses activités en raison du mauvais temps qui persiste dans l’île. Du coup, Ashvin Mohabeer se retrouve avec Rs 200 000 de frais supplémentaires. Ce dernier devait rentrer à Maurice dimanche, d’où il devait prendre l’avion le même soir pour Londres. Mais comme il n’a pas pu le faire, le jeune homme a été oblige de réserver un autre billet. «MK m’avait confirmé que les vols reprendraient normalement aujourd’hui (NdlR : hier). J’ai donc réservé un autre billet pour Londres pour mardi soir», explique-t-il. Comme les vols n’ont toujours pas repris, Ashvin Mohabeer a perdu son deuxième billet aussi.

De plus, il doit continuer à payer l’hôtel où il réside. «Comme les boutiques sont fermées, il faut consommer ici. Et les prix sont très élevés», fait-il ressortir. Quand pourra-t-il enfin rentrer ? Quand doit-il réserver son billet pour Londres ? Des questions qui, pour l’heure, demeurent sans réponses.

Abdool Rahime Nazeerally est, lui, coincé à Rodrigues avec 27 autres membres de sa famille. Son neveu avance que lundi, l’hôtel les a mis à la porte. «Ils ont pris nos affaires et nous ont mis dehors malgré le mauvais temps !» La raison ? L’hôtel attendait d’autres clients.

Par la suite, les membres de la famille ont pu s’enregistrer à nouveau et conserver leurs chambres car les autres clients étaient, eux, bloqués à Maurice. La famille débourse environ Rs 20 000 quotidiennement pour l’hébergement. «Nous ne pourrons plus tenir longtemps et nous ne savons pas quand nous pourrons finalement rentrer», dit Abdool Rahime Nazeerally.

Nick Hammond, professeur à l’université de Cambridge, est resté trois jours plus que prévu. Et, il ne sait toujours pas quand il pourra rentrer chez lui. Ses cours à l’université devaient reprendre ce mercredi. «Tout cela m’a déjà coûté plus de 1 000 livres sterling et comme on ne sait pas quand on pourra aller à Maurice, je sens que je vais perdre encore un billet», déplore-t-il. Le professeurmontre du doigt le manque de communication claire de MK. Il raconte que dimanche soir, la compagnie d’aviation nationale leur avait demandé de venir à l’aéroport. «Nous sommes restés là-bas de 17 heures à 1 heure du matin, sans information. Puis, ils nous ont demandé de rentrer.»

Sollicitée, MK a fait savoir que la situation des passagers bloqués à Rodrigues est prise en considération. Toutefois, un responsable a fait savoir qu’en cas de force majeure, comme un cyclone, la compagnie ne peut être tenue pour responsable des annulations. «Vous savez, nous avons hébergé plusieurs passagers pendant 24 heures. Mais nous ne pouvons pas faire plus que ça !» a fait savoir notre interlocuteur.

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