Avertissement de cyclone de classe 3: pas de congé forcé pour certains salariés

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Des employés de BPO ou d’hôtels seront en poste, contre vents et marées.

Des employés de BPO ou d’hôtels seront en poste, contre vents et marées.

Etienne Sinatambou a été clair. Les employés ne sont pas autorisés à travailler lorsque Maurice passe en avertissement cyclonique de classe 3. Avertissement en vigueur depuis 4 heures du matin, ce mercredi 17 janvier. Et ce n’est pas seulement le ministre de l’Environnement et responsable du National Disaster Risk Reduction and Management Center qui le dit. Cela est clairement stipulé dans l’Employment Rights Act.

Concrètement, toutefois, c’est un peu plus compliqué. Certes, la plupart des salariés ont eu un congé forcé aujourd’hui. Et cela devrait encore être le cas demain, jeudi 18 janvier, lorsque la forte tempête tropicale Berguitta passera «très près» de Maurice. D’autres, en revanche, ont dû se rendre au travail, malgré ce que dit la loi.

À l’instar des employés des centres d’appels, du Business Process Outsourcing, des agents de sécurité, des employés d’hôtel, entre autres. Même en période cyclonique, le travail continue. 

«Je dois honorer mes contrats»

Ritesh Goreeba est de ceux-là. Ce responsable de blanchisserie explique que ses employés ne sont plus en service au moment où on passe en classe 3. Ce qui fait qu’il doit se «rendre aux hôtels pour leur remettre leurs commandes», contre vents et marées. «Qu’il y ait des rafales, des inondations et même des arbres sur les routes, je dois honorer mes contrats», fait ressortir le jeune homme.  

D’ailleurs, dans les hôtels, les effectifs sont doublés à l’approche d’un cyclone. Certains soulignent qu’ils en seront à leur deuxième shift pendant le passage du cyclone. D’autres font ressortir qu’ils percevront une allocation à cet effet. 

Les centres d’appels sont aussi concernés. Notamment des entreprises qui ont un contrat pour la gestion des appels des compagnies situées à étranger. Plusieurs employés vont devoir se rendre sur leur lieu de travail pour assurer un service minimum. 

Payé le triple

Roshan Seetohul, membre de l’Outsourcing and Telecommunications Association of Mauritius, explique que la majorité des employeurs applique la législation locale. Les employés qui sont au travail vont regagner leur maison en cas d’avertissement cyclonique de classe 3, poursuit-il. Alors que les autres ne travailleront pas tout simplement. 

«Certaines entreprises assureront un service minimum, tient toutefois à préciser Roshan Seetohul. Les employés seront en sécurité… D’ailleurs, certains qui veulent rester le font volontairement.»

Reste que, si une personne est appelée à se rendre au travail en alerte 3 ou 4, elle peut refuser et être payée quand même. Ou si elle décide de s’y rendre, elle sera payée le triple de sa journée. 

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