Berguitta: une tempête tropicale à la belle étoile pour les SDF

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D’autres n’ont pas eu le choix. Malgré le mauvais temps, ils dormiront à la belle étoile…

D’autres n’ont pas eu le choix. Malgré le mauvais temps, ils dormiront à la belle étoile…

Certains ont dû laisser leur maison pour trouver refuge dans des centres. D’autres n’ont pas eu le choix. Malgré le mauvais temps, ils dormiront à la belle étoile…

Comme ce SDF que nous avons rencontré non loin de Port-Louis. Pour lui, qu’il pleuve ou non, hors de question d’aller dans un centre de refuge. Son intimité, il y tient jalousement. «Je dors à la belle étoile. Je ne suis pas marié et je n’ai pas d’enfants, jaime mon intimité», confie-t-il. 

Malgré l’alerte cyclonique ? «J’aime être seul. Cela fait longtemps que je vis comme ça.» Toutefois… «j’aurais aimé avoir au moins une chambre à moi, un coin où me poser».

Un souhait exprimé par cette famille qui a, elle, préféré se rendre dans un centre de refuge. La raison ? «Notre maison est sur un crown land et elle fuit», répond la mère de deux enfants, âgés de 18 ans et 24 ans. «Quand il pleut, l’eau envahit la maison. Les autorités nous avaient contactés, mais nous n’avions pas les moyens à l’époque, relate-t-elle. Et comme les enfants n’ont pas un travail sûr, difficile de réunir l’argent.»

Sa famille n’est pas la seule au centre de refuge. Il y a quelque 60 personnes qui se retrouvent dans la même situation. Pour la mère de famille, ce n’est pas évident. «Avec le vacarme et le froid, on y vient uniquement parce qu’on n’a pas le choix. Puisque le gouvernement nous donne d’autres avantages maintenant, je pense que nous allons faire le nécessaire pour avoir une maison. Pas seulement moi, mais les autres familles aussi.»

L’habitante de Roche-Bois, âgée de 77 ans, rencontrée dans la rue a, elle, une maison. Mais elle l’a quittée pour s’approvisionner à… Sainte-Croix. Le trajet, elle l’a fait à pied. «Je suis venue acheter des brioches, mais il n’y en avait plus. J’ai donc pris des biscuits et du jus.» N’y avait-il personne d’autre pour acheter ces provisions ? «Non, je ne suis pas en bons termes avec eux…» On n’en saura pas plus, il est temps de prendre le chemin du retour.

À Port-Louis, une SDF a élu domicile à la gare. Pourtant, elle a des enfants. Mais hors de question de déranger ses filles, ni ses gendres. «Je sais que ce n’est pas facile pour une femme, surtout avec ce temps. Mais c’est la vie… D’habitude je dors au jardin de la Compagnie. Mais avec le cyclone, j’ai préféré venir ici», explique-t-elle. Et après ? «On laissera passer la tempête puis la vie reprendra son cours…»

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