Travaux non-effectués : le MIE blâme le ministère des Infrastructures publiques

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Le bâtiment de l’Institut de pédagogie a un urgent besoin de travaux de réparation.

Le bâtiment de l’Institut de pédagogie a un urgent besoin de travaux de réparation.

Le bâtiment de l’Institut de pédagogie a un urgent besoin de travaux de réparation. Sauf que l’attente dure depuis deux ans et que les grosses pluies de ces derniers jours n’arrangent pas les choses.

Des courts-circuits électriques dans des salles de classe, des meubles endommagés ou encore un système électrique bousillé… Autant de dégâts que les récentes fortes pluies ont occasionné au Mauritius Institue of Education (MIE), à Réduit. Une lettre envoyée à un responsable du département «architecture» du ministère des Infrastructures publiques, le 10 janvier, en fait état. Le corps parapublic y fait également mention que des travaux de maintenance auraient dû avoir lieu… deux ans de cela.

Fac-similé de la lettre envoyée par le MIE au ministère des Infrastructures publiques, sollicitant des réparations urgentes à la MIE Tower.

«Les fortes pluies et les mauvaises conditions climatiques qui ont prévalu depuis le 3 janvier ont causé une infiltration d’eau majeure dans le bâtiment, notamment à travers le toit et les façades de la MIE Tower», peuton lire dans la missive. L’Institut de pédagogie souligne que cette infiltration a entraîné plusieurs conséquences, dont un court-circuit au deuxième étage. Ce, alors que certains membres du personnel étaient en formation. Ils ont dû être déplacés dans un autre bâtiment. 

Et mardi dernier, les fuites d’eau à travers le toit ont même provoqué des odeurs «de brûlé», étant donné les dégâts au niveau du système électrique. En outre, la lettre fait ressortir que la moquette au sol, des meubles et la peinture murale en ont également souffert. 

Comment expliquer cette situation ? Le courrier envoyé au ministère des Infrastructures publiques avance que les travaux de réparation devaient avoir eu lieu il y a deux ans déjà. 

Par ailleurs, une missive a été envoyée le 22 août dernier au même ministère, faisant mention de l’urgence des travaux de réparation. D’où le besoin de lancer les documents d’appels d’offres le plus tôt possible. Mais malgré tout, aucune réponse n’a été obtenue du département concerné. 

Enquête instituée 

Interrogé, le directeur du MIE, Om Varma, n’a pas souhaité faire de commentaires. Mais dans les milieux proches du dossier, on avance qu’il se pourrait que l’instance choisisse de se tourner vers une compagnie privée, si les réparations placées sous la responsabilité du ministère tardent à se concrétiser. Et on se demande aussi comment cette requête, qui a été faite de nombreuses fois, a-t-elle pu être ignorée ? 

Au ministère des Infrastructures publiques, on avance qu’une enquête sera initiée pour situer les responsabilités. «Lors des réunions de management, les réparations au MIE ont été soulevées plus d’une fois et les responsables savent qu’elles devaient se faire», explique-ton. Et d’ajouter qu’il faudrait que ces derniers viennent s’expliquer sur cette affaire dans les jours à venir.

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