Puni à coups de règle: l’élève a brillamment réussi ses examens

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7 unités. C’est ce qu’Avish a récolté aux derniers examens du Primary School Achievement Certificate (PSAC). En mars 2017, le petit que nous avons appelé Avish avait subi de violents coups de règle de son enseignant parce qu’il n’arrivait pas à résoudre un problème de mathématiques. Il nous avait alors raconté qu’il avait reçu 52 coups de règle qui lui ont laissé des marques sur le dos. Ses parents, des habitants de l’Escalier, avaient porté plainte à la police de la localité.

Mais cet épisode est loin derrière. Avish est, à présent, admis au collège Imperial de Curepipe grâce à des résultats qui ont grandement soulagé ses parents. Eux qui s’inquiétaient du sort de leur petit depuis l’incident traumatisant qu’il avait vécu.

«Nous avons été surpris de ses résultats. Il a réussi parce qu’il était grandement encadré. Il a eu le soutien d’un psychologue et nous avons tout fait pour qu’il se concentre sur ses études. Nous voulions tant qu’il oublie ce qu’il a subi», avance la mère du petit.

En effet, la mère raconte que le parcours n’a pas été facile, d’autant plus que l’enseignant qui s’était acharné sur son fils n’avait pas été transféré. Avish, décrit comme étant un enfant de nature calme, pleurait tous les matins avant de se rendre à l’école «par peur qu’il soit puni par l’enseignant».

Et au moment des faits, les parents étaient très inquiets quant à sa scolarité. «Il n’est ni brillant ni idiot. Mais ces derniers jours, il veut à peine ouvrir ses livres. Je ne veux pas que tout cela le perturbe dans ses études», avait confié sa mère, en mars dernier.

Mais, visiblement, Avish a été plus fort que ce que le pensaient ses parents. Il a pu réussir brillamment ses examens. «Lorsque je demandais à mon fils comment se passaient les classes, il me disait que l’enseignant faisait très attention en classe et qu’il avait cessé de crier et de frapper les élèves», poursuit la mère.

Des pressions pour enlever la plainte

 Durant toute l’année scolaire d’Avish, les parents disent avoir subi des pressions pour qu’ils retirent la plainte qu’ils avaient déposée contre l’enseignant au poste de police de l’Escalier. «Il y a des gens que je ne connaissais pas qui sont venus me parler de l’enseignant et qui m’ont dit d’en finir une fois pour toutes avec cette histoire et de retirer la plainte. Je ne leur ai dit que je ne le ferai pas, qu’on laisse l’enquête se poursuivre», indique le père du garçonnet. En avril 2017, les parents se sont rendus au bureau du ministère de l’Éducation de la Zone 3, à Rose-Belle, pour une autre plainte. La mère raconte qu’à l’époque, le ministère leur avait demandé de changer leur enfant d’école. «Nous étions contre parce que notre enfant n’a rien fait. Et changer d’école aurait causé un trop gros chamboulement dans la vie de notre fils. Nous voulons la justice», ajoute la mère d’Avish. Ce qui avait étonné ces parents, c’est que le maître d’école avait été transféré alors que l’enseignant était, lui, resté en poste.

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