Agression sexuelle présumée: absences répétées de la «victime», l’affaire rayée

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Une adolescente avait dénoncé les abus qu’elle aurait subis aux mains de son beau-père.

Une adolescente avait dénoncé les abus qu’elle aurait subis aux mains de son beau-père.

Elle a fait faux bond à la cour à plusieurs reprises. Pourtant, cette jeune femme avait accusé son beau-père d’avoir eu des relations sexuelles avec elle lorsqu’elle avait 16 ans, en 2013. La semaine dernière, la poursuite a avancé que la présumée victime n’allait pas se présenter devant l’instance et avait demandé à la magistrate, Adila Hamuth, de ne pas donner suite à cette affaire. L’affaire a donc été classée, mercredi 10 janvier.

Le beau-père, qui a retenu les services de Me Tony Gokhool, avait plaidé non coupable. Il ne sera plus poursuivi sous l’accusation formelle de relations sexuelles avec une personne spécifique.

La présumée victime, une habitante de Bois-d’Oiseaux, avait pourtant tenu à dénoncer les abus qu’elle aurait subis aux mains de son beau-père à la police. Après avoir été pensionnaire au Shelter d’Albion, à SOS Village, à Beau-Bassin, et au Rehabilitation Youth Centre (RYC), la présumée victime, alors adolescente, était finalement retournée chez sa mère qui vit en concubinage.

« Mon beau-père me tabassait et se trouvait souvent sous l’influence de l’alcool à la maison. Il m’a même demandé d’aller chercher un emploi pour lui apporter de l’argent», avait-elle allégué.

Les faits qu’elle a rapportés à la police se seraient déroulés le 6 décembre 2013. «Ma mère est tellement ivre qu’elle  dort du matin au soir», a-t-elle relaté dans sa déposition à la police. Son beau-père en aurait profité pour lui infliger des coups de poing et pour se protéger elle s’était réfugiée dans sa chambre. Mais l’homme l’aurait suivie et l’aurait ligotée avant de la mettre sur le lit. Il aurait ensuite abusé d’elle.

L’habitant de Bois-d’Oiseaux aurait ordonné à l’adolescente de ne piper mot à personne. Mais elle s’est finalement confiée à sa psychologue avant de rapporter l’affaire à la police.

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