Bedino & Son Ltd: les employés menacés d’arrestation

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Les employés de Bédino & Sons organisent une marche pacifique du Champ-de-Mars au jardin de la Compagnie, ce vendredi 12 janvier.

Les employés de Bédino & Sons organisent une marche pacifique du Champ-de-Mars au jardin de la Compagnie, ce vendredi 12 janvier.

La saga Bedino se poursuit. Jeudi 11 janvier, ceux qui se présentent comme l’actionnaire et le directeur de Bedino & Son Ltd se sont rendus à l’usine à Rose-Belle et ont proféré des menaces d’arrestations à l’encontre des employés. Ces derniers ont rapporté le cas à la police.

Ce matin, vendredi 12 janvier, à partir de 11 h 30, ils organisent une marche pacifique dans Port-Louis, avec leurs collègues de Texto pour dénoncer les licenciements arbitraires.

12h30, jeudi. Vinaye Ramanah et Mohamed Raouf Peerbocus, se présentant, respectivement, comme actionnaire et directeur de Bedino & Son Ltd, se pointent à l’usine. L’administrateur démissionnaire, José Thibaut, les a aussi accompagnés. Des policiers de la localité et quatre «bouncers» y sont aussi. Vinaye Ramanah et Mohamed Raouf Peerbocus veulent la clé de l’usine. Mais les employés réclament leur salaire. Les trois hommes quittent finalement les lieux non sans avoir menacé les employés qu’il allait y avoir d’autres arrestations.

Mère de famille relâchée

Deux employées de l’usine ont été arrêtées récemment, par la police de Sodnac. Cela, après que José Thibaut ait porté plainte contre Guido Bedin, pour avoir acheminé des produits vers une compagnie qui appartient à sa sœur Beatrice, à son insu. C’était en décembre dernier. Et le 28 décembre, Guido Bedin est arrêté par la police de Sodnac avant de retrouver la liberté le mercredi 3 janvier. Une charge provisoire de «larceny by person» a été retenue contre lui. 

Mais il ne sera pas le seul à être inquiété. La production clerk, Danielle Lagaillarde, a aussi été arrêtée le même jour que Guido Bedin. Elle est relâchée sur parole, et a dû revenir le lendemain avant d’être traduite en cour de Rose-Hill. On lui reproche d’avoir comploté en vue d’expédier ses marchandises illégalement. La quinquagénaire a fourni une caution de Rs 5 600.

Auparavant, le 20 décembre, une secrétaire de l’entreprise a également été arrêtée par la police de Sodnac. Toujours dans le cadre de l’exportation illégale. Elle passera deux nuits en cellule car, le 21 décembre, la police a objecté à sa remise en liberté. Ce n’est que le lendemain que cette mère de deux enfants âgés de 7 et 12 ans, a pu retrouver la liberté après avoir payé une caution de Rs 15 000.

La guerre pour l’entreprise

Et à présent, c’est au tour d’une autre employée de subir des pressions. Il s’agit d’Allete Paquerette, âgée de 56 ans. C’est elle, en effet, qui a la responsabilité de la clé de l’entreprise. De ce fait, au dernier jour du travail (ils doivent se rendre uniquement pour marquer leur présence, NdlR), soit le 29 décembre, la quinquagénaire a déclaré à la police de Rose-Belle que la clé resterait avec elle, et que les employés reprendraient le chemin de l’usine le lundi 8 janvier.

Or, le vendredi 5 dernier, la police de Sodnac l’a appelée pour dire qu’un employé est entré dans l’usine. «J’ai dit que c’était impossible vu que la clé est avec moi. Et lundi, en me rendant à l’usine, j’ai vu que les cadenas étaient bien là. Le même jour, la police m’a dit de venir remettre la clé, mais j’ai demandé que cela se fasse selon les procédures, soit au bureau du travail», explique-t-elle. Et hier, ils sont venus à l’usine.

Sollicité pour une déclaration, Vinaye Ramanah affirme qu’à aucun moment il a été question de menaces. «Ils n’ont pas voulu donner la clé, maintenant on ira au bureau du travail. Mo pe lager pou gayn compagnie la parski li pu mwa.»

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