Il est né sourd: après une opération, Dakshesh, 3 ans, entend désormais et peut dire «maman, papa…»

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Le petit Dakshesh Rampher entouré de toute sa famille.

Le petit Dakshesh Rampher entouré de toute sa famille.

Depuis deux ans et demi, la famille n’avait plus goût à rien. Le lot quotidien des Rampher : tristesse, angoisse, stress. La raison, leur bébé, Dakshesh Rampher est sourd de naissance. Mais, grâce à la générosité des Mauriciens, des proches, des collègues et surtout de la persévérance de ses parents, il peut désormais entendre…

Dakshesh a aujourd’hui tout d’un enfant normal. Il joue et court dans toutes les pièces de la maison en compagnie de sa sœur, âgée de quatre ans. Ce qui le différencie des autres bambins, ce sont les appareils, posés juste derrière ses oreilles. «Il avait environ un an et quatre mois quand j’ai remarqué qu’il avait un problème. Il ne se retournait pas quand on l’appelait par son nom et même si on mettait de la musique près de son oreille, il ne montrait aucune réaction», confie Arvin Rampher, le papa de Dakshesh.

Ce policier, affecté au poste de police de Stanley, se souvient aujourd’hui encore de la terrible angoisse qu’il a ressentie. Débutait alors un long combat, qui, à l’époque, semblait loin d’être gagné. «Pendant un an, j’ai travaillé le soir uniquement et pendant la journée, je ne me reposais pas, si ce n’est une ou deux heures, après j’allais tous les jours entamer des démarches pour mon fils», poursuit-il.

Solidarité mauricienne

Le gouvernement lui a accordé une aide financière de Rs 800 000. Il s’est ensuite mis à collecter des dons, auprès des compagnies privées, de ses proches, des policiers. «Mes collègues m’ont accordé un soutien indéfectible. Pendant ce combat, j’ai vu ce qu’était la solidarité mauricienne. Plusieurs personnes ont souhaité contribuer sur une base humanitaire», raconte le père, encore ému.

Finalement, c’est en septembre de l’année dernière que le petit Dakshesh a pu se rendre à Chennai, en Inde, où on lui a posé des implants cochléaires. Et puis, c’était le bonheur. «Je me souviens de la première fois que mon fils a commencé à entendre. Il s’est mis à pleurer. Cela a été un vrai soulagement pour nous», relate Arvin avec un sourire.

Ce moment que la famille n’oubliera jamais, il l’a filmé à l’aide de son téléphone portable et montre fièrement la vidéo à qui veut la voir. Désormais, Dakshesh commence à parler. Il sait dire «mama, papa et même bye-bye». Il suit également des cours d’orthophonie à l’hôpital ENT et à la maison, auxquels il réagit positivement.

Après cette épreuve, les Rampher conseillent à tous ceux qui sont dans la même situation de ne pas baisser les bras, de ne jamais céder au découragement. «Pou tou zafer éna so solision, bizin éna pasians…» Du courage et beaucoup d’amour aussi.

Pour qu’Umaiza Boyrun ait la même chance

Elle a deux ans. Umaiza Boyrun, une habitante de Grand-Bois, se trouve dans la même situation que Dakshesh, il y a encore quelques mois. Elle est née sourde et doit se faire opérer ce mois-ci pour pouvoir mener une vie normale.

Pour cela, il lui faut trouver Rs 1,2 million, desquelles Rs 800 000 seront accordées par l’État en guise d’aide. Connaissant la solidarité légendaire des Mauriciens, la petite Umaiza devrait, elle aussi, bientôt, entendre la voix de ses parents et le doux chant des oiseaux…

Si vous souhaitez lui venir en aide, vous pouvez le faire en effectuant un virement bancaire sur le compte de sa mère : MCB 000 445 776 757.

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