Combats de coq à Maurice: le nouveau «craze» des zougader

Avec le soutien de
Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent les combats de coqs. Ces volatiles n’auraient pas été nourris pour être plus agressifs.

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent les combats de coqs. Ces volatiles n’auraient pas été nourris pour être plus agressifs.

À en croire plusieurs vidéos postées sur les réseaux sociaux durant la semaine écoulée, certaines personnes auraient trouvé un nouveau moyen d’assouvir leur instinct de «zougader». Et de se faire de l’argent facile. Elles misent désormais sur les combats de coqs…

Sur les images, cruelles à souhait, les «organisateurs» ne font preuve d’aucune pitié pour les volatiles, qui se volent dans les plumes, ont des prises de bec, bref qui s’entre-déchirent jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Sur la vidéo que nous avons vue, on peut apercevoir deux hommes tenant chacun un coq entre les mains. Aux dires de quelques personnes proches de ces gens, ils n’auraient pas été nourris durant plusieurs jours, afin de les rendre plus agressifs. Dans des pelles, à côté, des billets, représentant les mises enregistrées par les parieurs. Le sang semble les exciter les uns et les autres… Il faut qu’un des coqs meure pour que l’autre soit déclaré vainqueur.

Selon les témoins de la scène, le combat peut ainsi durer une heure, voire plus. De longues minutes durant lesquelles les coqs s’affaiblissent avant de reprendre de plus bel.

Les coqs utilisés pour ces combats sont de la race appelée «Shamo» ou «Combattant Shamo». Comme leur nom l’indique, ils sont utilisés, surtout en Asie, pour des combats. Hauts sur pattes, très musclés, leur plumage est collant et court et ils sont de nature agressive.

Sollicités via Facebook, les «organisateurs» du combat à la sauce mauricienne n’ont pas répondu à nos messages. Les ONG, elles, ont déjà commencé à tirer la sonnette d’alarme sur ces actes de maltraitance envers des animaux. Le président de l’association Second Chance Animal Rescue (SCAR), Sameer Golam, compte d’ailleurs sortir les griffes. «Dès que j’ai des preuves concrètes, je déciderai de la marche à suivre», souligne-t-il.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires