Politique: les partis revoient leur copie en 2018

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(De g. à dr.) Paul Bérenger, Pravind Jugnauth, Arvin Boolell, Navin Ramgoolam, Alan Ganoo et Kavi Ramano.

(De g. à dr.) Paul Bérenger, Pravind Jugnauth, Arvin Boolell, Navin Ramgoolam, Alan Ganoo et Kavi Ramano.

Renouvellement de l’exécutif, consolidation des partis ou encore inverser la tendance d’impopularité.  2018  est une  année importante  pour les partis politiques. Après la défaite du 17 décembre, le Mouvement militant mauricien (MMM) débute ses activités tôt. Le bureau politique (BP) de ce parti se réunit, ce samedi, pour enclencher les procédures afin de renouveler son exécutif. L’annonce a été faite par le leader du parti, Paul Bérenger, lors d’une célébration avec les mauves, à Flic-en-Flac, la semaine dernière.

Les militants seront appelés à voter pour élire les membres du comité central du MMM pour ensuite choisir ceux qui siégeront au sein du BP. Un membre de la direction affirme qu’aucune date n’a été fixée pour ces élections. En revanche, Paul Bérenger est favorable pour l’organiser en mars ou avril.

Les dernières élections du comité central remontent à février 2015. Après cet exercice, quelques membres du parti, dont Kavi Ramano, avaient manifesté leur mécontentement, étant non satisfaits du poste de responsabilité qui leur avait attribué au sein du BP.

Pour sa part, le Mouvement socialiste militant (MSM) devrait également tenir un BP dans deux semaines. Selon une source du parti soleil, l’élection d’Arvin Boolell devrait être un des sujets abordés par le leader Pravind Jugnauth. «L’élection d’Arvin Boolell vient de confirmer que le Parti travailliste de Navin Ramgoolam, que certaines personnes  croyaient  affaibli, est toujours le principal challenger du MSM, puisque les deux puisent dans le même électorat. Désormais, le MSM doit travailler sur son image», déclare un observateur politique.

À deux années des élections générales, dit-il, le gouvernement doit passer à la vitesse supérieure pour atteindre ses objectifs annoncés à l’aube de son mandat.

Guerre de clans

D’ailleurs, le PTr semble vouloir surfer sur la vague qui a conduit Arvin Boolell à l’Assemblée nationale. Le président de ce parti, Patrick Assirvaden, affirme que les rouges auront une première réunion pendant la deuxième semaine de janvier pour discuter stratégie et aussi planifier un calendrier de travail. «Il faudra fixer une date pour le grand congrès du PTr. Nous le ferons au cours de l’année», dit-il. Lors de ce rassemblement, les membres du parti seront appelés à renouveler ses instances. Arvin Boolell a fait comprendre qu’il s’intéresse au leadership des rouges. Si cela se confirme, il faudra s’attendre à une guerre entre le clan Boolell et celui de Ramgoolam.

Par ailleurs, le Parti mauricien social-démocrate (PMSD) doit revoir toute sa stratégie après la défaite du 17 décembre. Xavier-Luc Duval a rappelé qu’il n’est plus question pour lui d’aller seul aux élections générales comme il l’envisageait. La direction des bleus attend deux rapports commandés après la défaite électorale.

À savoir, un sondage pour comprendre la raison pour laquelle  les bleus ont perdu cette élection et une enquête de Guito Lepoigneur pour connaître la démotivation des activistes bleus. Après avoir pris connaissance de ces deux rapports, des changements sont attendus au sein du PMSD.

Du côté du Mouvement patriotique, après sa performance à la partielle, sa  première élection, le parti veut enrôler de nouveaux membres. «Ce sera l’occasion de consolider notre parti en marge de notre troisième anniversaire», annonce Atma Bumma, membre fondateur du parti.

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