Maisons inondées: «Sak kout éna lapli, nou léker baté koumadir tam tam…»

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Jayen Condasamy et Daniella Andiana, deux habitants de la NHDC de Riche-Terre dont les maisons ont été inondées.

Jayen Condasamy et Daniella Andiana, deux habitants de la NHDC de Riche-Terre dont les maisons ont été inondées.

«Pa zanimo ki viv isi mé bann imin!» Colère et frustration sont palpables dans la voix de Jayen Condasamy. À 4 heures du matin, ce jeudi 4 janvier, explique cet habitant d’un appartement de la National Housing Development Company (NHDC) de Riche-Terre, il a dû mettre son épouse et ses enfants à l’abri. De l’eau de pluie s’étant accumulée dans sa maison.

Ce père de famille explique que depuis hier soir, lorsqu’il s’est mis à pleuvoir, il a tenté vainement d’évacuer l’eau. «Katrer dimatin, pa’nn kapav. Inn bizin évakié.»

L’homme est d’autant plus furieux car, dit-il, cela fait 14 ans qu’il fait face à ce problème. «Sak kout éna lapli, nou léker baté koumadir tam tam», lâche-t-il. Et ce qui le révolte encore plus, c’est que l’eau de pluie se mélange aux eaux usées. «Mo zanfan bizin bous so néné pou li kapav manzé!»

Certes, Jayen Condasamy en a fait part, à maintes reprises, à la direction de la NHDC et au conseil de district. Peine perdue. Ces deux instances, dénonce le père de famille, se renverrait systématiquement la balle à chaque fois qu’il s’est enquis auprès d’eux d’une solution.

Sa voisine, Daniella Andiana, se trouve dans la même situation. «Manhole, dilo lapli pé mélangé. Népli kapav», dit-elle. Une situation à laquelle elle est confrontée à chaque grosse averse. Douze ans déjà qu’elle subit ce calvaire. «Pé viv kouma koson dan lakour.»

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