Pauvreté: des anges gardiens pour le petit Dininio

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Dininio Momus a frappé les cœurs après s’être démarqué lors des examens du PSAC en décembre. 

Dininio Momus a frappé les cœurs après s’être démarqué lors des examens du PSAC en décembre.   

Il avait fait la Une du quotidien BonZour !, un jour après la proclamation des résultats du Primary School Achievement Certificate (PSAC), le mardi 12 décembre. Son histoire et la façon dont il s’est démarqué afin d’obtenir une place dans un collège d’État avaitent frappé les cœurs. Tant ceux des Mauriciens d’ici que ceux d’ailleurs. Dininio Momus est l’exemple même de celui qui veut sortir du lot et se donner les moyens d’y arriver.

Chez les Momus, à Cité Florida, la misère n’est pas ce qui les empêche d’avancer dans la vie. Chez eux, ils sont quatre enfants, âgés de 11 à 17 ans, à se donner à fond dans leur éducation afin de pouvoir aider leur mère plus tard. Si parfois, voire souvent, le «kas tifinn» ils ne connaissent pas, cela n’est en rien un problème pour eux. 

Dininio, nous l’avions la première fois rencontré va-quant à ses petites occupations, nu-pieds, sans t-shirt devant son domicile, réalisant à peine qu’il venait de faire le bonheur de sa mère en obtenant de bons résultats. Cette fois, c’est un petit homme, plus confiant, sourire aux lèvres à notre arrivée qui nous a accueillis, avec les bons samaritains venus lui rendre visite. 

Ces personnes qui ne résident pas à Maurice avaient sollicité la rédaction de Bonzour ! dès la parution de l’article car elles voulaient à tout prix aider Dininio et sa mère. Ayant souhaité garder l’anonymat, elles ont le jour même de leur arrivée, souhaité rencontrer les Momus. Mais elles ne sont pas les seules. Selon Gislaine, la maman de Dininio, «boukou dimounn nn vinn ed nou dépi zot inn lire zistwar Dininio ek mo remersié zot tou».

Lulu*, d’origine mauricienne mais habitant la côte méditerranéenne française depuis 30 ans, fait partie de ces personnes qui aident de nombreux Mauriciens dans le besoin dès qu’elle en a l’occasion. «Mes enfants ont pour habitude de me gronder. J’ai quitté Maurice il y a plusieurs années mais mo pa blié kot mo sorti. Quand un enfant sort du lot comme ça, il faut lui donner raison et lui faire comprendre que ses efforts ne resteront jamais vains car c’est ce qui le motivera à toujours se dépasser. Le matériel n’est pas tout ce qui compte, il y a l’encadrement et l’amour», raconte l’ange gardien de Dininio. 

Des cahiers, des boîtes de céréales, bref un caddie de courses, a été sa façon à elle de dire bravo à Dininio. Elle s’est également portée volontaire pour l’achat des uniformes et des chaussures et se dit prête à prendre en charge les leçons particulières, si besoin est, pour le futur.  

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