Accident à St-Jean: Sahil Phutully entre la vie et la mort

Avec le soutien de
Les trois cousins s’étaient rendus à Quatre-Bornes après une sortie en boîte de nuit. 

Les trois cousins s’étaient rendus à Quatre-Bornes après une sortie en boîte de nuit. 

Il est le seul rescapé de l’accident survenu à Quatre-Bornes, hier matin, lundi 1er janvier. Sahil Phutully, 19 ans, transporté à l’hôpital Victoria, a été admis en salle. Toutefois, selon le personnel soignant, son état a empiré depuis. Il s’agitait beaucoup et saignait de la tête. Il a dû, en début d’après-midi, être transféré aux soins intensifs.

Selon sa mère, rencontrée sur place, il allait être opéré d’urgence. Alors que les funérailles de ses deux cousins étaient prévues à 15 heures, les proches de Sahil Phutully étaient, eux, angoissés et très affectés par la situation.

En larmes, sa cousine Deborah Moolee relate les derniers moments qu’elle a passés avec Sahil Phutully. «C’était samedi et nous étions avec d’autres amis à Flic-en-Flac. Nous avons passé un très bon moment. Il était joyeux, heureux», raconte-t-elle. Elle ajoute que son cousin est un garçon qui aime sortir. «Il est quelqu’un qui croque la vie à pleines dents. Il aime la vie.»

Deborah Moolee explique que Sahil Phutully lui a demandé à plusieurs reprises, samedi, de l’accompagner dimanche soir. «Mais j’avais autre chose de prévu. On n’a pas pu se voir dimanche.»

Profiter de la vie

Selon ses dires, les jeunes hommes étaient partis en boîte de nuit, à Grand-Baie, avant l’accident. Pour la suite, elle n’en sait pas plus. Toutefois, elle précise qu’ils ne buvaient pas beaucoup. «Zot bwar oui, mé rar, zis kan éna enn gran fet», souligne-t-elle.

Pour sa part, le père du jeune homme, Asif Phutully, fait ressortir que son fils travaille dans le commerce de son oncle. «Enn plas kot van sorbé.» Il confie que son fils est un «bon garçon», très travailleur.

«Sa mère et moi sommes séparés depuis des années et mon fils habite avec moi, à Rose-Hill», indique-t-il. «Li abitié sorti ek so bann kouzin ek so bann kamarad», souligne-t-il. «Il est jeune, on le laisse profiter de la vie. Nou pa ti koné pou ariv enn zafer osi grav.»

Sahil Phutully a aussi deux sœurs. Ces dernières sont effondrées. Mais elles gardent aussi l’espoir de le voir se remettre. «Nou pou fer lapriyer pou tou korek», déclare l’une d’elles.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires