2018: Et vous, quels sont vos vœux pour le pays ?

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Quelques acteurs du pays nous ont livré leurs souhaits pour le pays.

Quelques acteurs du pays nous ont livré leurs souhaits pour le pays.

Un leitmotiv : que le Mauricien cesse de critiquer et participe plus activement à une île Maurice meilleure. La drogue, la pollution, la mentalité «mo bout so bout», ou encore la méritocratie plutôt que le «backing». Ce sont-là les quelques souhaits émis pour le pays.

Soondress Sawmynaden, président de l’Association des recteurs

«En 2018, la réforme prend place dans le secondaire. J’espère que nous aurons des enseignants qui croient dans le système et qui sont prêts à travailler. Surtout que les écoles seront des mixed abilities. Nous espérons que le ministère fera le nécessaire pour qu’à la rentrée, toutes les écoles soient bien équipées. J’espère que le pays soit prospère et que les gens vivent sans difficulté. Je souhaite aussi que le nombre d’accidents et de dérapages baisse.»

Marie Shirley Paviola Beaunom, une des «cleaners»-grévistes

«Maintenant que je touche un meilleur salaire, je peux aspirer à une vie meilleure pour ma famille. Je compte agrandir ma maison octroyée par la NHDC. En ce qui concerne l’éducation des enfants, je vais pouvoir offrir des leçons particulières à deux de mes fils qui sont toujours scolarisés. Désormais, j’ai les moyens pour acheter les livres scolaires.»

Eric Mangar, président du Mouvement pour l’autosuffisance alimentaire

 «Mon vœu le plus ardent est que chaque Mauricien participe, d’une manière ou d’une autre, à produire ne serait-ce qu’une petite partie de sa consommation alimentaire. Je voudrais aussi que tout le monde soit plus tolérant les uns envers les autres. Enfin, je souhaite qu’à tous les niveaux, on se préoccupe de la nécessité d’assurer un encadrement des jeunes trop souvent laissés à eux-mêmes.»

Laurent L’entété, triathlète

«Le plus important pour moi est que ma famille reste soudée comme elle l’a toujours été. Je souhaite aussi que le pays continue sur sa progression. Et cela dans tous les domaines, que ce soit les sports, l’économie ou encore la politique.»

Noorani Aurdally, travailleur social

 «Mon souhait est que le gouvernement vienne de l’avant avec un projet pour accorder une allocation aux personnes qui ont du mal à décrocher un emploi. Ce, même si c’est une somme dérisoire. Mon deuxième souhait est qu’il y ait un ministre de l’Environnement à plein-temps pour transformer le pays en un vrai paradis. Il faut aussi que les Mauriciens changent de mentalité.»

Reeaz Chuttoo, président de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé

«La lutte continue en ce qui concerne le salaire minimum. La somme de Rs 9 000 représente 45 heures de travail par semaine, et non 72 heures, soit le nombre d’heures effectuées par les gardiens de sécurité. Il doit avoir une Employment of ForeignWorkers’Act, car l’emploi des travailleurs étrangers est une autre forme d’esclavage qui s’installe à Maurice. On préconise la révision de la Pensions Act afin de permettre au patron de contribuer davantage au fonds de pension des employés, assurant ainsi une meilleure retraite. Pour les jeunes, un autre système pour la formation est souhaitable. Le Youth Employment Programme est, lui, devenu une exploitation des jeunes.»

Premchand Ramroop, promoteur du projet de noix de macadamia

 «Je souhaite que le pays progresse en 2017, que les agriculteurs dans leur ensemble aient plus de prospérité, notamment les petits planteurs qui font face à beaucoup de difficultés. Nous devons aussi travailler main dans la main pour faire avancer le pays.»

Noémie Alphonse, Handisportive

«Mon projet est de décrocher un titre en 2018. Ma résolution, c’est de réfléchir avant de parler. Je souhaite tout le bonheur du monde à ma famille et la paix dans le pays.»

Françoise Baptiste, entrepreneure rodriguaise

 «Je pense que notre niveau de vie à Rodrigues est satisfaisant, comparé à certains pays. Afin qu’il soit encore meilleur, je souhaite que le problème d’eau soit réglé et que la connectivité Internet soit améliorée.»

Rashid Imrith, président de la Federation of Public Bodies and Other Unions

«Que les discussions entre les syndicats et le Premier ministre se poursuivent en 2018. Je souhaite aussi que les ministres et les dirigeants des corps parapublics lui emboîtent le pas. Et s’ils ne le font pas, que Pravind Jugnauth les rappelle à l’ordre. Le gouvernement doit faire de la sécurité au travail une de ses priorités. Notre attention sera aussi braquée sur le Pay Research Bureau, qui doit se mettre à la préparation de son rapport qui sort en octobre 2019.»

Darsan Ractoo, plaisancier

«Mon souhait, c’est qu’il y ait moins de corruption à Maurice et que la méritocratie prime. Les Mauriciens, surtout les jeunes, sont découragés par la situation qui prévaut à Maurice. Que ce soit pour un emploi ou autre chose, il faut toujours avoir une recommandation de quelqu’un de haut placé et cela me dérange beaucoup. Les autorités doivent aussi prendre au sérieux ceux qui opèrent illégalement, que ce soit des bateaux, des taxis ou autres.»

Yannick Bouti, volleyeur

 «Pour 2018, j’espère avoir encore plus de courage qu’en 2017. Non seulement pour moi, mais aussi pour toute ma famille. En ce qui concerne le pays, j’espère qu’une solution sera trouvée pour résoudre l’épineux problème du chômage.»

Daniel Ng Cheong Hin, Chief Executive Officer de Mauritius Cargo Community Services Ltd

«Je souhaite vivement que les Mauriciens deviennent plus sérieux et plus professionnels. Qu’ils apprennent à focaliser leur attention sur ce qui est essentiel et dans l’intérêt supérieur du pays au lieu de donner de l’importance à des futilités et aux palabres. Le dur labeur doit remplacer cette mentalité à vouloir toujours être récompensé en étant médiocre au travail et en fournissant le moindre effort.»

Anjena Seewooruthun, consultante et formatrice au sein de KDI Asia Ltd

 «Cela me tente de faire de grands vœux de développement durable, d’une nouvelle force politique, de changements stratégiques... Mais il nous faut être pragmatique. Mon vœu pour 2018 implique chacun d’entre nous. Il s’agit d’une amélioration du service clientèle dans tous les domaines. Des appels qui sont transférés d’une personne à une autre et qui nous contraints à fournir la même explication à chaque fois. Les livraisons qui ne sont pas faites au jour agréé, les commandes qui sont mal prises aux restaurants… La liste est longue et inacceptable.»

Vishal Seebah, employé de casino et travailleur social

 «Mon souhait est que les Mauriciens deviennent plus prudents sur nos routes car beaucoup de nos automobilistes manquent de courtoisie. Je voudrais également voir plus de solidarité parmi les Mauriciens, car de nos jours, les gens sont égoïstes et ne pensent qu’à eux. Autre chose qui me tient vraiment à cœur est mon village. J’aimerais voir la réalisation de plusieurs projets à Piton, mon village et surtout ceux qui ont été promis par les autorités.»

Mosadeq Sahebdin, de la Consumers’ Advocacy Platform

«Mon vœu le plus cher, c’est que les Mauriciens cessent d’être des consommateurs passifs et deviennent des consom’acteurs. C’est une erreur de compter sur les autorités pour que les consommateurs fassent respecter leurs droits. Souhaitons que 2018 verra la proclamation d’une nouvelle législation sur la protection des consommateurs.»

Allan Arnachellum, pongiste

 «Mon plus grand souhait, c’est que je continue à faire la fierté de mon pays, mais aussi et avant toute chose, celle de ma famille. Plusieurs grandes compétitions auxquelles je dois participer vont arriver. Les premières seront les Championnats d’Afrique senior qui sont prévus en septembre prochain. Ils m’aideront à peaufiner ma performance pour les prochains Jeux des îles, qui se tiendront à Maurice.»

Idriss Lallmahomed, chanteur de qawali

«J’aimerais revoir Maurice comme c’était en 1968. Tout le monde parle de nouveautés, mais cela a aussi entraîné beaucoup de cassures, que ce soit sur le plan sentimental, familial et de l’amitié. Il y a une telle grossièreté chez certains jeunes. La drogue est en train de détruire le pays. Quant aux artistes, ce sont les oubliés de la société.»

Géraldine Aliphon, directrice de l’ONG Autisme Maurice

 «Je souhaite que tout se passe bien pour les projets que l’ONG tienne à cœur pour l’année 2018. Mon souhait le plus cher, pour la nouvelle année, est que les Mauriciens arrêtent de critiquer sur les réseaux sociaux et qu’ils descendent plus sur le terrain.»

Vinod Seegum, président de la Government Teachers’ Union

«Je souhaite que le pays progresse et qu’il y ait une stabilité sociale. J’aimerais qu’il y ait moins d’accidents de la route. Dans le domaine de l’enseignement, je voudrais que les cours de Bachelor in Education pour les enseignants du primaire débutent en 2018. Nous avons proposé d’amender l’Education Act afin de permettre aux enseignants du primaire, qui sont quasiment tous détenteurs de degrés universitaires, d’enseigner aux élèves en Grade 7. Nous espérons que ce projet devienne une réalité.»

Caroline Chen, directrice d’Atom Travel

 «Que le pays prospère dans tous les domaines. Mon souhait est que beaucoup de Mauriciens aient l’occasion de voyager et de découvrir le monde. Les voyages permettent à chaque individu de découvrir de nouvelles cultures tout en enrichissant leur connaissance générale.»

Marie-Noëlle Elissac-Foy, de Smart Moves for Entrepreneurs

 «Je souhaite que les célébrations du 50e anniversaire de notre Indépendance nous ramènent vers les valeurs du mauricianisme : partage, respect et solidarité. Que ce soit aussi le moment de la reconnaissance de la contribution des entrepreneurs et des producteurs locaux au miracle économique mauricien. En 2018, j’espère aussi que l’on verra de vraies mesures fortes pour stopper la violence contre les femmes et qu’il y aura moins de morts sur nos routes.»

André Lam, propriétaire des librairies Bookcourt

«Cinquante ans, c’est supposément l’âge adulte. Aujourd’hui, il y a une bonne partie de la population qui est allée à l’université. J’espère que ces têtes pensantes apporteront quelque chose au pays. Le futur, c’est le numérique. Cela doit être le fondement de l’éducation. Si on veut s’améliorer, cela passe par la lecture.»

Sonah Kalloo, travaille à son compte

 «Mon unique souhait pour 2018, c’est que ma famille et moi puissions avoir le courage nécessaire pour faire face à la vie de tous les jours. Je travaille à mon compte et trouver de quoi vivre est difficile des fois. Cependant, en 2017, nous avons pu nous débrouiller. Je souhaite que nous puissions continuer ainsi durant la nouvelle année.»

Yahya Paraouty, président de l’Union of Private Secondary Education Employees

 «En 2018, j’espère que le dialogue sera rétabli entre les autorités éducationnelles et notre syndicat. Je souhaite le meilleur aux élèves malgré le fait que je pense que leur avenir demeure sombre si on se fie aux décisions prises récemment. Je reste pessimiste.»

Nuvind Mungla, chauffeur de taxi et président du village de Poste-de-Flacq

 «Mon souhait est de voir une île Maurice sans drogue. Et, dans ce même élan, voir plus d’activités sportives pour nos jeunes. Qu’il y ait plus de solidarité parmi les Mauriciens surtout en période de difficultés.»

Belinda Ramnauth, directrice de la National Library

«Vivement que la construction de la National Library commence à Réduit. Nous voulons que les informations soient numérisées afin de faciliter la vie des Mauriciens et promouvoir la lecture autrement chez eux. Les Mauriciens doivent aussi faire preuve de patience afin que le nouveau gouvernement puisse concrétiser ses projets pour développer le pays. Mettez les critiques de côté et donnez un coup de main à apporter des idées positives pour une île Maurice meilleure.»

Afsar Ebrahim, Deputy Group Managing Partner chez BDO

 «Je souhaite que Maurice sorte grandi l’année prochaine notamment dans le cadre de ses 50 ans d’Indépendance. Que l’économie soit florissante, qu’il y ait plus de création d’emplois pour les jeunes et qu’il fasse bon de vivre ensemble.»

Veekram Bhunjun, du groupe Bhunjun

«Les trois dernières années ont été particulièrement difficiles pour moi. J’ai dépensé toute mon énergie et beaucoup d’argent dans des batailles juridiques à Maurice, en Angleterre, en Inde et au Singapour. Il y a aussi plusieurs autres projets qui ont été bloqués par le gouvernement. Je suis un Project Developer et pendant ce temps, je n’ai rien pu faire. Donc pour 2018, je souhaite que le gouvernement ait plus de bon sens, que la machine économique redémarre pour le bien du pays mais aussi pour le bien de tous.»

Marie-Michèle Etienne, animatrice radio

 «Il faut briser les barrières, les ‘mo bout, so bout’, le communalisme scientifique. Mais qui osera le faire ? C’est dramatique de constater qu’après 50 ans d’Indépendance, même si nous pratiquons avec succès le vivreensemble, nous avons été incapables de construire jusqu’ici une identité mauricienne. Mon premier souhait va dans le sens de cette construction. Je souhaite un vrai réveil citoyen. Un vrai changement de mentalité serait plus efficace.»

Deepa Bahadoor, artiste et Head of Arts and Design à Ébène SSS Girls

 «Que l’art se propage plus sur le plan national. Notre ministère de l’Art et de la culture travaille déjà pour la promotion des artistes mais sur le plan personnel, je souhaite faire davantage de recherches afin que mes travaux d’art soient reconnus sur le plan national et international. Je demande aux Mauriciens de valoriser nos artistes locaux afin qu’ils soient à la hauteur des expositions internationales.»

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