Rivière-Noire: l’entrepreneuriat féminin à travers le recyclage

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Le manuel d’Eco-Lab a été lancé le jeudi 21 décembre.

Le manuel d’Eco-Lab a été lancé le jeudi 21 décembre.

Transformer les déchets de tous les jours en objets faits main pour la revente. Du papier changé en colliers, des bouteilles en repose-pieds, entre autres. Permettant ainsi le recyclage et aussi trouver une autre source de revenus sous forme d’auto-entrepreneuriat. C’est ce en quoi consiste l’initiative Re-Use d’Eco-Lab dans le Projet Island.

Ce projet, financé par l’Union européenne (UE) à travers la Commission de l’océan Indien (COI), arrive à terme avec la fin de l’année 2017. Il a aussi été suivi par le ministère de l’Égalité du genre. Le programme a été couronné le jeudi 21 décembre par un manuel d’utilisation qui décrit avec précision comment réaliser des objets avec la récupération.

Ce projet d’Eco-Lab dans la région Ouest a été soutenu par l’entreprise sociale Belle-Verte. Il a permis la mise en place du projet pour que des femmes issues d’endroits comme Bambous ou Coteau Raffin puissent apprendre à fabriquer des produits pour être réutilisés.

Les femmes ramassent, créent et revendent les articles qu’elles ont fabriqués de leurs propres mains.

«Le recyclage c’est bien, mais cela demande de l’énergie fossile, de la vapeur, de l’électricité. La transformation par la capacité humaine est meilleure, d’où l’intérêt que l’on a apporté à ce projet», fait part Martine Lassémillante de Belle-Verte. «Nous avons trouvé des stagiaires pour le programme à travers différentes organisations non gouvernementales qui suivent des personnes dans le besoin.»

À partir de ce point, Belle-Verte a permis à ces femmes de suivre des cours d’écologie et de connaître la permaculture pour travailler avec la nature et des jardins pour l’autosuffisance alimentaire, la réutilisation d’objets et le travail du bois. Ce qui va permettre aux femmes du groupe de trouver un moyen d’être le plus autonome possible dans la création d’objets et la production de nourriture.

«Je suis entrée dans ce programme après en avoir entendu parler. Nous l’avons trouvé très intéressant. Au lieu de jeter nous pouvons faire autre chose avec des déchets et leur donner une nouvelle vie», explique Marie Chantal François, l’une des bénéficiaires. «Nous avons commencé à apprendre à faire de nouvelles choses.»

«Ce n’est pas difficile de trouver un moyen de recycler les déchets. C’est un état d’esprit à adopter et à apprécier, ça prend de l’ampleur à Maurice», explique Saleema Pierre, qui fait partie des intervenants. «Il faut donner de la valeur à ce qui se trouve autour de nous. Dans le recyclage il y a du potentiel à Maurice et avec la COI nous avons une base. C’est à nous de faire grandir cela dans notre pays. Nous allons continuer le travail et ces femmes seront sur une route de l’entrepreneuriat pour y trouver une seconde source de revenus.»

Grâce à ce programme, ces personnes dans le besoin apprennent à gérer leurs propres business aboutissant ainsi à plusieurs projets qui devraient leur permettre une certaine indépendance. Le ministère de l’Égalité du genre a aussi pris note de ce projet.

La ministre de tutelle Roubina Jadoo-Jaunbocus affirme que «ces types de programmes qui permettent l’indépendance et la valorisation de l’auto-entrepreneuriat pour les femmes dans le domaine du recyclage et ainsi leur permettent d’avoir leur propre marché seront soutenus et appréciés» de son ministère.

Désormais le Projet Island d’Eco-Lab devra tenir sur ses deux pieds, le financement de l’UE à travers la COI touchant à sa fin. Mais les partenaires de ce projet sont confiants qu’il tiendra la route.

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