Riambel - Enfants des rues: SAFIRE s’attaque à la racine du problème

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SAFIRE organise régulièrement des tournois de football inter-villages pour les enfants des rues, comme ici entre Beau-Vallon et Dagotière.

SAFIRE organise régulièrement des tournois de football inter-villages pour les enfants des rues, comme ici entre Beau-Vallon et Dagotière.

Mise sur pied il y a 11 ans, l’organisation non gouvernementale (ONG) SAFIRE (Service d’accompagnement, de formation, d’insertion et de réhabilitation de l’enfant) prend en charge les enfants des rues. L’ONG, qui opère dans neuf régions de l’île, a une antenne basée à Riambel. Celle-ci, composée d’une quinzaine d’éducateurs, se donne à fond dans la réinsertion de ces enfants vivant en marge de la société. La source du problème étant la rue, c’est là que l’ONG base l’essentiel de son travail.

L’un des plus grands combats de l’organisation est de faire comprendre aux autorités, et à la population, que le travail doit se faire non seulement au niveau administratif mais aussi qu’il faut descendre sur le terrain et y agir. Et s’attaquer ainsi à la racine du mal.

Le centre a accueilli, depuis 2006, plus de 700 adolescents en proie à des difficultés sociales. «Nous croyons qu’il y a beaucoup de moyens pour que tous les enfants aient les mêmes chances», lance Edley Maurer, manager de SAFIRE.

«Nous travaillons beaucoup plus avec les jeunes, âgés de 12 ans à 14 ans. Ce sont les plus à risque face aux fléaux de la société», renchérit-il. Selon lui, si nous ne croyons pas en ces jeunes et ne leur donnons pas une chance, leur avenir est voué à un échec certain.

Encadrement social

Il existe plusieurs types de programme d’encadrement. Comme beaucoup de ces enfants cessent leurs études, pour la plupart très jeune, les éducateurs de rue les aident à adhérer aux normes de la société.

Lors de leur accompagnement individuel, les adolescents apprennent non seulement à lire mais aussi à faire des travaux manuels, tels que le jardinage, et l’artisanat.

Mais ces jeunes sont aussi de très bons sportifs. Les travailleurs de rue organisent souvent des tournois de football inter-villages. SAFIRE va aussi à la rescousse des parents car l’association veut que leurs enfants évoluent dans un environnement calme et serein, où ils pourront s’épanouir.

Interrogé sur la réforme éducative, dont le Nine-Year Schooling, Edley Maurer dit qu’il pense que «c’est une très bonne chose, qui permettra à tous les jeunes d’être égaux. Cela ne prendra pas un jour ni un an, mais j’espère de tout cœur que les enfants que nous accompagnons arrivent à réussir dans leur vie».

Les activités de l’organisme sont principalement financées par le fonds du CSR, mais aussi par des sponsors. Outre Riambel, l’ONG opère aussi dans neuf régions de l’ile, dont Beau-Vallon, Bel- Air, Caroline, Camp-Levieux, Port-Louis et Triolet.

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