#18: Bhadain face à la défaite

Avec le soutien de

Roshi Bhadain répond en direct aux questions d'Axcel Chenney et de Touria Prayag, rédactrice en chef de Weekly. Comment interprète-t-il cette défaite ? Suivez notre live.

Fin de ce live

Merci de nous avoir suivis pour l’ultime rendez-vous du #18.

Blessé ?

«Je ne suis pas blessé par ce verdict des urnes. Mais je croyais vraiment en ce que je voulais faire.»

Des élections générales anticipées

«Je pense cependant qu’il y aura des élections anticipées. Je prends l’exemple sur les jeux des îles prévus en 2019. Rien n’est prêt. Pour moi, c’est un signal. Il faudra une astuce, ce sera les élections générales. Ce n’est pas une question d’intérêt pour le MSM.»

Deux regrets

«Nous aurons le temps de voir comment les Mauriciens réagissent par rapport à ce qui s’est passé aujourd’hui. Nous nous pensons qu’il faut changer un système. Mon regret, c’est que je n’ai pu le faire. Et mon autre regret c’est que je ne peux sauver cette ville.»

Et les scandales qu’il avait menacés de dévoiler ?

«Ce gouvernement est le plus impopulaire qui soit. Il y a nombre de choses qui ont été révélés : l’affaire Hanoomanjee. Puis, il y avait loto cado… Mais ce gouvernement, sans révélation, pou gayn enn baté. What’s the point of going against something which has already failed…»

«The game goes on»

«As from January, the game goes on. Je fais mon travail, avec beaucoup de conviction et de passion. Si c’est être arrogant, je vais le corriger.»

Roshi Bhadain, plus calme ?

La fatigue ? La déception ? La tristesse ? Qu’est-ce qui anime Roshi Bhadain en ce moment ? «Après les résultats, c’est clair que l’on a perdu. On félicite le vainqueur, mais après life goes on. Je ne vais pas au Canada. Ça c’était une invention du PTr à la dernière minute. Je ne vais aucune part si ce n’est pas en vacances avec ma famille. Maurice c’est mon pays, j’ouvre un Chambers bientôt.»

Le leadership du PTr

«Je connais Arvin Boolell. Je ne pense pas pour un sou qu’il va défier Ramgoolam. Il va venir vous dire que c’est lui le master mind derrière tout. Ramgoolam a dit que c’est lui qui décide. Donc les gens ont voté Ramgoolam, c’est simple.»

Pommes, zoranz, zanana et pikan

«Les jeunes pensent en termes de la création d’une alternance. Nous pensons par exemple à enlever la pension à tous les ministres. Je ne sais pas comment les autres partis réagissent à cela. Là nous restons, sur l’idée de pommes, zoranz… Si pas Jugnauth, Ramgoolam. Je ne me sens pas trahi par l’électorat. That’s the way people are.»

Plus proche de quel parti ?

«Difficile après cette défaite. Il faut voir what happens next. Le 
PTr est bien fort aujourd’hui. A la lumière des résultats, le parti qui a eu le plus à perdre, c’est le PMSD. C’était la circonscription des Bleus et son candidat est sorti 5e. Tania Diolle est à la 6e position. Le Mouvement patriotique, qui a créé une situation où elle voulait être indispensable, cela n’a pas été le cas. Et le MMM n’a pas réussi à mobiliser son propre électorat. Reform Party, lui, est en 3e position, à 350 voix du MMM… L’on comprend que c’est que le PTr qui est fort. Comment le peuple va-t-il réagir par rapport à cela ? Il ne faut pas oublier le taux d’abstention non plus. Difficile de voir.»

«It’s all about what Mauritius wants»

«At the end of the day, it’s all about what Mauritius wants. We have to accept the responsibility and face the consequences.»

Après la défaite…

«Je vais attendre le père Noël, puis l’année. Mais le Reform Party continue. Nous avons participé dans une élection, time is right to set the right structure to move forward.»

«Il y a deux semaines, Salim Muthy a fait une conférence de presse et je suis l’avocat de ceux qui cherchent remboursement. Je vais les défendre à pro bono. Pas parce que je me sens responsable mais parce que j’aime les gens.»

«Je vais aider Boolell si son combat est le même que le mien»

«Je ne sais pas si Arvin Boolell va mener le même combat que moi, mais s’il le fait, je suis prêt à l’aider. Parce que ce qui va arriver à la ville, est bien grave.» Sur la question de «bullying» mentionné par Arvin Boolell,« je ne pense pas l’avoir fait. Qu’on me donne des exemples. Mais si je donne une perception d’arrogance, je dois le corriger.»

Et les 2 000 voix d’avance…

L’arrogance ? Over confidence ? «C’était notre constat sur le terrain, avec nos porte-à-porte… Nous basons sur tous les faits, nous avons fait notre calcul. Comme toute autre chose, cela ne s’est pas passé comme on avait prévu. En ce qui concerne l’arrogance, je ne pense pas que je suis quelqu’un d’arrogant. J’ai juste confiance en moi-même. Je maintiens mes décisions. Je vais de l’avant.»

Le Reform Party est toujours l’avenir

«Le Reform Party sort gagnant, Roshi Bhadain peut-être perdant parce que je ne pourrais pas défendre la ville comme je le voulais. Les résultats démontrent quand même que mon parti est loin devant le PMSD et le MP. Cela veut dire beaucoup pour les jeunes aussi. Ils croient en ce que nous faisons. Et nous n’avons pas le droit de l’arrêter. C’est une grande victoire pour ces jeunes.»

Navin Ramgoolam sort grandi

«Je ne pense pas que les gens ont voté Arvin Boolell pour qu’il soit un député de l’opposition. Maurice, c’est comme cela : si pas Jugnauth, Ramgoolam.»

La relance du PTr

«Ce n’était pas mon intention. Le seul regret, c’est que je ne pourrais pas défendre la ville de la façon dont je voudrai le faire. C’était cela l’essentiel. Le côté politique passait après.»

Naïveté ?

Comment interprétez-vous le message de l’électorat ?  «Pour moi, cela n'a rien à voir avec la naïveté. J’ai défendu les habitants de Quatre-Bornes. Ce que les gens ont rejeté en 2014, ils veulent à nouveau Navin Ramgoolam en 2017.»

Ce qui n’a pas marché durant cette campagne

«Durant la campagne, nous avons eu une certaine mobilisation. C’était énorme. Il n’empêche qu’il y a aussi un enjeu politique. Aujourd’hui le peuple de Belle-Rose – Quatre-Bornes a décidé. Ce qui est grave, c’est que 34 000 habitants ne se sont pas prononcés. Je trouve par rapport à la façon qu’ils ont voté, je vois que les gens veulent le PTr et que Navin Ramgoolam doit revenir au pouvoir.»

«Ma conscience me disait qu’il fallait le faire»

Touria Prayag : «Pensiez-vous que vous auriez pu arrêter le projet, vraiment ? 

Roshi Bhadain : «Non. Pour moi principalement, ma conscience me disait qu’il fallait le faire. Je me devais de défendre les intérêts des habitants. Il fallait remettre le vote entre leurs mains.»

La fin de Roshi Bhadain ?

«Quand j’ai démissionné, c’était pour défendre la ville. Non, je ne suis pas mort. Cela valait le coup pour aller défendre le bien-être des habitants.»

Remerciements

Roshi Bhadain démarre en félicitant les adversaires pour leur victoire. Il remercie la commission électorale pour la couverture lors de cette élection. Mais aussi tous les jeunes qui se sont mobilisés. «Cela a été une aventure fantastique. Le Reform Party a beaucoup gagné en termes d’expérience.»

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