Combiné nordique: les Mousquetaires français à l’assaut des JO

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Jason Lamy-Chappuis, le 6 mars 2015 à Lahti

Jason Lamy-Chappuis, le 6 mars 2015 à Lahti

Comme les trois Mousquetaires, ils sont quatre! Et ce n’est pas le plus célèbre d’entre eux, Jason Lamy-Chappuis, qui a brillé en ce début de saison, même si sa présence sera indispensable pour tenter d’aller chercher une médaille par équipe aux JO en février à Pyeongchang.

Actuellement, Lamy-Chappuis est à l’arrêt, victime d’un trait de fracture au genou droit suite à une mauvaise réception sur un saut de la dernière étape de coupe du monde à Ruka, en Finlande. Malheureux sur les premières épreuves, il ne reprendra pas la compétition avant mi-janvier.

Ses équipiers Maxime Laheurte, François Braud et Antoine Gérard sont en revanche en pleine confiance, avec sept places dans le top-10 sur les quatre premières compétitions de l’hiver, jamais très loin du podium, qu’ils tenteront de conquérir ce week-end à Ramsau am Dachstein, en Autriche.

«Pour Jason, ce sera tendu de revenir au plus haut niveau à temps pour les Jeux», admet l’entraîneur national Jérôme Laheurte, dans un entretien téléphonique avec l’AFP, «mais pour le relais, qui nous tient à cœur, sur lequel on mettra l’accent aux JO, son finish à ski de fond est un atout dont on ne peut pas se passer».

Depuis novembre, le champion olympique 2010, de retour sur le circuit après deux ans d’absence pour préparer un diplôme de pilote de ligne, a pêché sur le tremplin, incapable de sauter au niveau des meilleurs. Il a en revanche démontré qu’il avait presque retrouvé son niveau à ski de fond, en arrachant notamment la troisième place de l’épreuve par équipe de Lillehammer début décembre, en position de dernier relayeur.

Pour les médailles individuelles, les espoirs reposent donc pour l’instant sur ses trois équipiers. Même si la lutte sera rude, notamment avec les champions allemands déjà multi-médaillés, et les Norvégiens en grande forme en ce mois de décembre.

«Plus de récupération» 

«Ça faisait longtemps qu’on avait pas eu une densité comme ça», se réjouit Laheurte, dont le frère Maxime est actuellement septième de la Coupe du monde, avec trois top-10 (9e, 6e et 4e) fin novembre en Finlande. A 35 ans, il semble avoir retrouvé son meilleur niveau.

François Braud, lui aussi un «ancien» de la génération Lamy-Chappuis, apportera son expérience et le poids de ses cinq médailles en championnat du monde, dont deux en or en relais (2013 et 2015). «François n’est pas encore à 100%, mais c’est son meilleur début de saison depuis quelque temps», se félicite son entraîneur.

Quant au jeune Antoine Gérard, un Vosgien de 22 ans, il est la grande satisfaction de l’équipe, avec deux cinquième places déjà en quatre courses.

«Nous avons modifié notre préparation, en incluant plus de récupération», décrypte Jérôme Laheurte, lorsqu’on l’interroge sur les raisons de ces résultats encourageants, et sur le programme d’ici aux Jeux de Pyeongchang: «Après l’étape de Coupe du monde de la Chaux-Neuve (20 et 21 janvier ndlr), les gars auront une période de récupération de plusieurs jours pour rentrer chez eux et se ressourcer, voir leurs familles. Ensuite nous aurons un stage de préparation dans la région d’Oberstdorf, en Allemagne».

A en croire leur coach, les Mousquetaires ont bien accueilli le retour de Jason Lamy-Chappuis et le braquage des projecteurs médiatiques sur lui. «Nous avions préparé tout le monde à ça», assure Laheurte, «il n’y a pas eu de souci parce qu’on leur avait dit à l’avance: si les médias viennent, ce sera pour Jason».

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