Parlement : le Higher Education Bill voté avec amendement

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La ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a affirmé qu’il n’y avait pas «d’agenda caché» avec ce projet de loi.

La ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a affirmé qu’il n’y avait pas «d’agenda caché» avec ce projet de loi.

Après une heure et quinze minutes environ de suspension, le Higher Education Bill a été adopté avec amendement, ce mercredi 13 décembre dans la nuit. La Speaker, Maya Hanoomanjee a dû suspendre la séance pendant le Committee of Supply à cause de la clause 3, de ce texte de loi, qui parle des pouvoirs du ministre de l’Education. «Application of Act: The Minister may, by regulations, exempt any institution offering higher education or any programme or qualification of that institution from the application of this Act.” Celle-ci a été supprimée. L’objectif de ce projet de loi est de réformer et moderniser le cadre légal du secteur de l’enseignement supérieur afin de mieux le contrôler.

Du coup, au Parlement, il a fallu renuméroter les clauses sous l’insistance des membres de l’opposition et ce, malgré l’assurance de la Speaker que «ce changement va se faire un peu plus tard». Pour ce faire, il a fallu discuter avec les officiers du State Law Office qui avaient entretemps quitté l’hémicycle.

Dans son summing up, la ministre de l’Education, Leela Devi Dookun-Luchoomun, a affirmé que ce projet de loi vise à préparer Maurice à devenir un centre d’excellence.

Face aux craintes et aux doutes des membres de l' opposition concernant la façon dont un ministre peut interférer, elle a expliqué qu’il n’y avait pas «d’agenda caché». Elle a également affirmé qu’il y avait de nombreuses consultations avec les acteurs et parties prenantes avant la rédaction du projet de loi. «Nous essayons d’assainir la situation. Nous voulons une autorité séparée pour empêcher la superposition des rôles.» Selon elle, la Quality Assurance Authority (QAA) va non seulement faire des audits mais aussi faire des devoirs de diligence pour s’assurer que les institutions soient de renom.

Avant, plusieurs députés ont pris la parole. Tout d’abord, le membre du MSM Sudesh Rughoobur qui a axé son discours sur trois questions. La première : si, avec ce projet de loi, est-ce qu’on gère les priorités ? Si les provisions dans le projet de loi sont utiles aux défis auxquels fait face le secteur de l’enseignement supérieur ? Et finalement dans quelle mesure le projet de loi est-il conforme à la vision définie au Parlement ?

Quant à Rajcoomar Rampertab, de la majorité, il a expliqué que le projet de loi est avant-gardiste. «Avec ce projet de loi, il n’y aura plus de faux certificats, diplômes.» Il estime que ce projet de loi changera l’éducation à Maurice.

Osman Mahomed, député travailliste, explique avoir noté d’énormes lacunes dans le projet de loi. «Qui va auditer les programmes? Serait-ce la MQA ?», s’interroge-t-il. Il estime qu’il y a une correspondance croisée de fonctions qu’il faut revisiter. Selon lui, la création d’un QAA équivaut à un gaspillage de fonds.

(retrouvez les autres débats sur l’express version papier de ce mercredi 13 novembre)

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