Bois précieux: embargo maintenu sur Madagascar

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La CITES attend toujours l'établissement d'un inventaire des stocks de bois de rose abattus illégalement.

La CITES attend toujours l'établissement d'un inventaire des stocks de bois de rose abattus illégalement.  

C’est toujours non. Le secrétariat général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a constaté un manque de progrès dans la mise en œuvre du plan d’action sur les bois précieux de Madagascar, fait savoir World Wild Fund (WWF) Madagascar dans un communiqué de presse. La CITES a, de ce fait, décidé de maintenir la recommandation aux pays membres de la Convention de ne pas autoriser les exportations ou réexportations à des fins commerciales, de spécimens de bois d’ébène, de bois de rose et de palissandre de Madagascar.


Cette décision a été prise à l’issue de la soixante-neuvième réunion du comité permanent, qui s’est tenue à Genève du 27 novembre au 1er décembre. Une résolution qui réjouit particulièrement Nanie Ratsifandrihamanana, directrice du WWF Madagascar. «C’est une sage décision que nous soutenons, nous appelons les autorités à redoubler d’efforts dans la mise en œuvre du plan d’action, en particulier, dans l’application des lois en vigueur concernant l’exploitation illicite de ces espèces et les auteurs de ces faits.»

Vaines interpellations

Cet appel ne devrait pas tomber dans l’oreille d’un sourd puisque Johanita Ndahimananjara, ministre de l’Environnement, de l’écologie et des forêts, était également présente à la réunion. Malgré les mises en garde et interpellations, les actions en faveur de la lutte contre ces trafics illicites sont encore très peu perceptibles du côté malgache. L’établisse ment d’un inventaire des stocks de bois de rose ainsi que leur localisation, demandé par la CITES par exemple, jusqu’ici, semble être resté sans suite. La mise en place d’un tribunal spécial dédié aux affaires de bois de rose n’a toujours pas été effectuée. Et en matière de lutte contre les trafics, nos frontières restent très poreuses.


Le WWF attire l’attention sur la pression constante que continuent à subir les forêts humides de l’Atsinanana, inscrites sur la liste du Patri moine mondial de l’UNESCO,  et abritant certaines des forêts les plus vierges de la planète et des écosystèmes uniques.

«Ce bien est mis dans la liste des sites en péril de l’UNESCO à cause des pressions qui l’affectent: activités minières illégales, braconnage des lémuriens, mais surtout, la surexploitation de bois précieux liée au trafic de ces espèces», rappelle l’organisme international.

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