Dopage: Moutko juge «secondaire» son bannissement des jeux Olympiques

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Le vice-Premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko, le 1er décembre 2017 à Moscou .

Le vice-Premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko, le 1er décembre 2017 à Moscou .

Le vice-Premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko a jugé jeudi «secondaire» son bannissement à vie des JO par le Comité international olympique (CIO), assurant que les problèmes auxquels font face les sportifs russes le «perturbent plus».

«Tout cela est secondaire. La question ne porte pas sur moi mais sur les sportifs», a-t-il déclaré à l’agence de presse russe R-Sport, ajoutant que «leurs problèmes me perturbent plus que mon bannissement des jeux Olympiques».

«J’ai ma propre idée sur tout cela (...) mais une fois de plus, le plus important, ce sont les sportifs», a-t-il ajouté.

Vitali Moutko, le Monsieur sport de la Russie depuis près d’une décennie, a été banni à vie mardi par le CIO des jeux Olympiques pour son implication dans le scandale de dopage institutionnalisé qui secoue la Russie depuis trois ans.

Cette sanction fait partie des décisions prises par le CIO, qui a exclu la Russie des jeux Olympiques d’hiver 2018 de Pyeongchang, du 9 au 25 février prochains, n’autorisant les sportifs russes «propres» à participer que sous de strictes conditions et sous la bannière olympique.

«Il y avait l’espoir avant la réunion du CIO à Lausanne qu’ils prennent une décision éclairée. Mais la décision a été dans l’air du temps», a encore déclaré M. Moutko à R-Sport.

«Bien sûr, cela n’est pas vraiment juste», a-t-il ajouté. «Nous considérons cette décision comme discriminatoire, les athlètes doivent pouvoir participer sous la bannière de leur pays.»

Vitali Moutko a été ministre russe des Sports de 2008 à octobre 2016, quand il a été promu par Vladimir Poutine vice-Premier ministre en charge des Sports alors qu’il était déjà mis en cause dans le rapport McLaren de l’Agence mondiale antidopage (AMA).

En tant que ministre des Sports, il a joué un rôle clé dans le système de dopage institutionnalisé instauré entre 2011 et 2015, selon les conclusions du CIO et de l’AMA. Vitali Moutko a notamment été l’organisateur en chef de Sotchi-2014 et reste le grand ordonnateur de la prochaine Coupe du monde de football 2018.

Il a écarté mercredi avec fermeté l’idée de démissionner, estimant qu’il doit «être aux côtés (des athlètes) jusqu’au bout, parce qu’ils ont gagné ces médailles avec» lui.

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