Gestion des déchets: des alternatives à Mare-Chicose devront être trouvées d’ici fin 2018

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 Quelque 480 000 tonnes d’ordures ont été acheminées à Mare-Chicose, cette année.

Quelque 480 000 tonnes d’ordures ont été acheminées à Mare-Chicose, cette année.

Le centre d’enfouissement de Mare-Chicose arrive à saturation. Quelque 480 000 tonnes d’ordures y ont été acheminées cette année, a déclaré à l’express le ministre de l’Environnement, Étienne Sinatambou. Avec cette réalité qui nous pend au nez, il est donc nécessaire de trouver des alternatives à la gestion des déchets d’ici fin 2018, a-t-il fait valoir. Le recyclage, le tri sélectif, l’ouverture d’autres centres d’enfouissements… Plusieurs options sont considérées.

À cet effet, une stratégie nationale pour la gestion des déchets est actuellement en préparation avec l’aide de l’Agence française de développement, a tenu à préciser Étienne Sinatambou. «Il est nécessaire que la stratégie soit claire avant de se lancer dans ce projet. (…) Il y a plusieurs méthodes et les collaborateurs privés locaux seront contactés dès que la stratégie sera prête.» Quant à l’échéance pour la soumission du rapport, le ministre ne souhaite pas s’avancer.

Contrainte de temps

Sollicitée, une source du gouvernement avance, d’emblée, que «bien qu’il y ait une contrainte de temps, nous analysons plusieurs options». Il y a la possibilité d’étendre Mare-Chicose et d’optimiser l’espace actuel dans un premier temps, avant de venir avec d’autres alternatives, dit-elle.

Le recyclage des déchets est toujours une option à envisager, poursuit notre source. Mais ces projets, onéreux, nécessiteraient un plan d’action bien pensé et l’aval du Conseil des ministres. Il faut aussi envisager  l’ouverture d’autres centres d’enfouissement, ajoute notre interlocuteur. «Car nous ne pouvons pas tout recycler non plus, ni tout transformer.»

L’autre élément à prendre en considération, selon cette source, est de changer nos habitudes et d’initier tous les Mauriciens au tri sélectif. Dans ce contexte, une vaste campagne d’information est nécessaire, avec l’aide des collectivités  locales. «Nous ne pourrons pas tout faire en même temps, d’où l’option d’optimiser Mare-Chicose le temps d’appliquer les autres mesures.»

Des alternatives à la gestion des déchets, le gouvernement en évoque depuis 2015. En effet, l’ancien ministre de l’Environnement, Raj Dayal, parlait déjà, cette année-là, de détruire le centre d’enfouissement de Mare-Chicose et d’utiliser  certains déchets pour la production d’électricité. Il suggérait même le recyclage en masse des différents déchets (organiques et électroniques, entre autres).

En 2016, Alain Wong, ancien ministre de l’Environnement, avait également lancé le projet d’acquisition d’un terrain pour un nouveau centre d’enfouissement à St-Martin. Mais celui-ci n’a pas abouti.

D’autres projets de remplacements avaient été alors initiés. Notamment la possibilité d’agrandir Mare-Chicose et de reloger les habitants des alentours du centre d’enfouissement. Il y avait aussi des demandes pour des projets de compostage et de recyclage. Le hic : les compagnies intéressées demandaient de grosses subventions à l’État. Par la suite, il y a eu plusieurs projets de recyclage annoncés avec des demandes d’entreprises étrangères.

Sollicité par l’express, l’ancien ministre de l’Environnement, Alain Wong, n’a pas souhaité faire de commentaire, expliquant qu’il n’est plus le ministre responsable de ce dossier.

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