Partielle au n°18 - Success story: renvoyé de l’école, il devient gérant de commerce

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Ram Ramluckun (en médaillon) a bâti  son supermarché à partir de zéro.

Ram Ramluckun (en médaillon) a bâti son supermarché à partir de zéro.

Il a été renvoyé de l’école à 11 ans. Car ses parents n’avaient pas les moyens de payer les frais de scolarité. Aujourd’hui, Ram Ramluckun est devenu gérant d’un supermarché florissant, à Quatre-Bornes. Rencontre avec ce personnage atypique qui cultive l’humilité  malgré sa notoriété.

SuperUnic est un lieu incontournable de Quatre-Bornes. Pas seulement parce que l’on y fait de bonnes affaires, mais surtout en raison de l’hospitalité de la famille Ramluckun. «Sa li enn pilié pou sa landrwa la. Dayer, laba mem ki monn koumans mo prémié travay é sé Misié Ram ki finn fer mwa vinn séki mo été zordi», confie un entrepreneur du quartier.

Ce supermarché est aussi utilisé comme la résidence secondaire de la famille. Les Ramluckun viennent de construire un appartement au-dessus du commerce. Leur maison familiale se trouve, elle, juste à côté. Ils ne comptent en effet pas  quitter Quatre-Bornes.

Mais la vie n’a pas toujours été tout rose pour cette famille. Après son renvoi de l’école, Ram Ramluckun a cumulé les petits boulots, notamment comme helper dans un commerce à Port-Louis, afin d’aider ses parents. De  là, il apprend les rudiments du métier de commerçant. Fort de cette expérience, il décide de s’installer à Quatre-Bornes, où il ouvrira sa propre boutique. Pour se faire un nom, Ram Ramluckun se charge également de la livraison chez les clients de la région.

Endetté jusqu’au cou

Une fois marié, l’habitant de Quatre-Bornes se rend compte que ses revenus ne seront pas suffisants s’il veut fonder une famille. Pour agrandir le business qu’il gère désormais avec sa femme, Ram Ramluckun s’endette jusqu’au cou. «Pou asté lékipman, stock, konstrir batiman, nou finn pran boukou loan, pa ti fasil», raconte-t-il. Surtout, souligne le commerçant, il n’était pas sûr que ses revenus lui permettraient de rembourser les prêts contractés.

Mais le succès est au rendez-vous pour SuperUnic et les Ramluckun parviennent à payer leurs dettes. Toutefois, opérer un commerce n’est pas de tout repos. «On passe le plus clair de notre temps dans le supermarché», explique  Ram Ramluckun. «Mais tant que nous le faisons ensemble…»

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