Bénévolat: la chance de faire une différence

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L’équipe de Youth S.C.E.A.L posant pour la photo.

L’équipe de Youth S.C.E.A.L posant pour la photo.

Embarquez sur l’aventure LEKIPAZ !

Demain 5 décembre marque la Journée mondiale du bénévolat. Zoom sur quelques initiatives mettant en avant des bénévoles et volontaires. Notamment, le projet LEKIPAZ de l’organisation Youth S.C.E.A.L et le Service Volontaire International, présent à Maurice depuis 1976.

L’organisation non gouvernementale (ONG) Youth S.C.E.A.L a lancé cette année le projet LEKIPAZ et sous ce projet, la campagne Partaz to Lavantaz, lancée en novembre et début décembre, pour culminer au 5, qui marque la Journée mondiale du bénévolat. Partaz to Lavantaz est une des quatre composantes du projet LEKIPAZ, les trois autres étant Kraz Baraz, Fer Tapaz et Sanz Peizaz.

Dans l’objectif de lever des fonds pour 2018, Youth S.C.E.A.L met en
vente des carnets à Rs 300. Téléphonez sur le 5 916 1164 pour vous en procurer.

Une plateforme pour le volontariat

LEKIPAZ a pour but de faire le lien entre opportunités de volontariat et volontaires potentiels, afin d’amener sur le long terme, un changement sociétal positif. Le projet LEKIPAZ est fondé sur la certitude que le volontariat est complémentaire à l’éducation formelle dans le sens où il permet d’acquérir des compétences recherchées sur le marché du travail, notamment le leadership, le travail d’équipe, la résolution de problèmes, ou le sens de l’organisation…

«Plus concrètement, LEKIPAZ est un portail de volontariat en ligne (lekipaz.thesocialcollective.co) où peuvent s’inscrire des organisations ayant des opportunités de volontariat à proposer, où seront mises de l’avant et valorisées les actions de volontariat, et qui permet à de jeunes citoyens de s’engager par rapport aux causes publiées», explique-t-on du côté de Youth S.C.E.A.L. Ses objectifs sont clairs : encourager l’engagement citoyen, créer un réseau solide de volontaires, positionner le volontariat comme un outil de développement personnel et ramener des compétences et talents externes vers les ONG – en complémentarité avec les compétences internes – qui concerne justement l‘objectif Partaz to Lavantaz du projet LEKIPAZ.

Les trois autres volets

Kraz Baraz consiste à se pencher sur les moyens de briser les stéréotypes et de mettre en lumière des personnes aptes à apporter un changement qui inspire. Il s’agit aussi d’équiper et de mobiliser les citoyens pour qu’ils agissent sur des causes sociétales.

Fer Tapaz consiste à mener et soutenir des actions de communication visant à rendre plus visibles des organisations sociales en mettant de l’avant leurs causes et l’impact qu’elles ont sur la société.

Sanz Peizaz incite à s’engager envers des initiatives sociales en vue d’être un leader social et et d’inspirer plus d’engagement social parmi les jeunes.

LEKIPAZ a des buts bien concrets : regrouper au moins 1 000 volontaires prêts à effectuer 100 000 heures de volontariat en une année. Les personnes souhaitant se joindre au projet LEKIPAZ peuvent contacter Youth S.C.E.A.L sur youthsceal@gmail.com.

À propos de Youth S.C.E.A.L…

Il s’agit d’une organisation menée par des jeunes et fondée en 2013. Youth S.C.E.A.L propose une plateforme d’information et de services visant à enrichir des communautés en renforçant les capacités de leurs habitants, particulièrement les jeunes, et en promouvant parmi eux l’éducation et l’entreprenariat. L’idée étant de créer une jeunesse plus engagée et solide afin qu’elle fasse une différence à l’avenir sur les générations futures.


Le Service Volontaire International lance bientôt son Workcamp

Branche mauricienne de l’ONG internationale Service Civil International (SCI), le Service Volontaire International (SVI) est présent à Maurice depuis 1976. Il a vu le jour avec le partenariat de la communauté internationale, car le SVI fait partie d’un réseau qui s’étend à une quarantaine de pays. Ceci permet, entre les différents membres, un échange dynamique d’expériences et de bonnes pratiques des uns et des autres, ponctué d’une grande richesse interculturelle. L’objectif global est simple : Construire un monde de paix sans les armes.

Selon Marion Giordani, coordinatrice de projets sociaux du SVI Maurice, il s’agit de «réunir des compétences différentes sur des projets communs afin de créer une cohésion de qualités humaines qui, ensemble, sont optimales.»

Parmi les projets en cours : le Workcamp, projet volontaire à court terme (il dure deux semaines en moyenne) sollicitant des volontaires des différentes agences du SCI dans le monde et les amenant à travailler en étroite collaboration au sein des communautés locales du pays organisateur de l’activité.

L’une des activités annuelles du SVI (Maurice) est le Tour de l’Amitié, tournée cycliste de sensibilisation sur des causes spécifiques.

À Maurice, le prochain Workcamp est prévu pour le 19 février. L’idée est d’immerger les volontaires internationaux et locaux au coeur de la communauté locale sur le lieu même de l’activité prévue, pour que tous travaillent à réaliser un projet commun, généralement axé sur des questions d’environnement et de développement durable. L’objectif est aussi de briser les barrières entre les personnes et de développer la compréhension interculturelle.

Le thème de ce Workcamp 2018 : «Initier la communauté à l’agriculture organique, en prévention du réchauffement climatique, et en étant autosuffisant en eau».

Pour ce Workcamp, le SVI a sollicité la collaboration du Mouvement pour l’Autosuffisance Alimentaire (MAA) et de l’Association des Artisans et Planteurs de Pandanus du Sud-Est (AAPPSE) afin de créer un jardin organique à Vieux Grand-Port dans le but d’amener les habitants de la communauté à l’autosuffisance alimentaire. Ceci se passera au sein du Weavers Coordination Center, centre créé par l’AAPSE pour pousser les femmes de la communauté à l’autonomisation financière en les aidant à la création de «tentes vacoas» et destiné, dans le même élan, à contrer la production de sacs en plastique.

Dans le cadre du projet de jardin organique prévu lors du Workcamp 2018, les habitants de la communauté seront formés à l’agriculture organique et sur l’importance d’une alimentation saine et équilibrée, et diverses activités soutiendront ces formations. De plus, «dans un souci de respect de l’environnement, nous allons mettre en place un réservoir récupérateur d’eaux de pluie, afin d’alimenter le jardin», précise-t-on du côté du SVI.

Une dizaine de volontaires internationaux et une vingtaine de volontaires mauriciens sont attendus à ce Workcamp. Ces derniers viennent à leurs frais, mais un financement additionnel est nécessaire pour la réalisation des projets visés sous le Workcamp 2018.

Si vous souhaitez aider, contactez le Service Volontaire International: svimauritius@gmail.com


Thierry Runga: volontaire engagé contre le sida

Thierry Runga lors d’une activité de prévention contre le VIH.

Le 1er décembre a marqué la Journée mondiale de la lutte contre le sida, une journée au symbolisme fort pour tous les acteurs de cette lutte, commencée à Maurice après la découverte du premier cas de personne séropositive en 1987. Depuis, de nombreux bénévoles et volontaires, inspirés par la mouvance internationale et interpellés par la situation à Maurice, ont souhaité apporter leur pierre à un combat mené sur tous les fronts. Thierry Runga est l’un d’entre eux.

C’est à la lecture du livre autobiographique de Magic Johnson, le joueur américain de basketball, que son envie de s’engager contre le VIH prend forme. «Son histoire m’a marqué. Il menait une vie confortable, il était connu, et a pourtant choisi de dévoiler sa séropositivité et de militer pour les autres personnes infectées par le VIH. Je me suis engagé comme volontaire chez Prévention, Information et Lutte contre le Sida (PILS) en 2003, sans prétention de pouvoir changer les choses mais je souhaitais apporter ma contribution, et aujourd’hui je ne le regrette pas.»

Plusieurs autres facteurs ont fait que cet engagement ait pour lui une signification particulière. En parallèle à son engagement social, il a eu l’occasion de travailler avec le Centre de Solidarité pour une Nouvelle Vie. Au sein de ce centre de réhabilitation pour personnes dépendantes aux drogues et à l’alcool, il a côtoyé des personnes directement touchées par le VIH, le contexte mauricien voulant que l’infection soit davantage liée à l’injection de drogues par seringues contaminées. «Une chose qui m’avait marqué à l’époque : au centre, j’ai croisé un ami d’école. C’était un des meilleurs joueurs de foot et quand je l’ai revu au centre, il était en réhabilitation. De plus, mon jeune frère était toujours scolarisé et la drogue faisait des ravages parmi les jeunes.»

Pour Thierry Runga, l’engagement auprès de PILS avait du sens car il sentait que même en tant que volontaire, il faisait partie d’une équipe qui travaillait ensemble pour faire de la prévention. Cette année, note-t-il, la lutte contre le VIH prend un tournant intéressant. Une campagne nationale de communication mettant en l’avant l’importance du test de dépistage du VIH a été lancée et durera jusqu’au 15 décembre. «Un peu avant cette campagne, nous avons suivi une petite formation et j’ai noté un changement dans la façon d’aborder cette journée du 1er décembre. J’ai ressenti plus de positivité dans les messages véhiculés cette fois. Autrefois, cette journée était signe de commémoration des personnes disparues au VIH et du combat difficile qu’il reste encore à mener. Cette année, on met de l’avant des résultats concrets de cette longue lutte : Être porteur du virus du sida n’est pas une fatalité. Si on est correctement traité, on peut vivre une vie comme les autres – envisager de fonder une famille etc. Il existe aussi aujourd’hui le moyen de se protéger avant même la prise de risque… Bref, le message change d’axe et s’éloigne du son de cloche alarmiste, car les espoirs sont là et permettent d’y croire !»

Aujourd’hui, cela fait 14 ans que Thierry consacre son temps à la lutte contre le sida. «Je n’attends rien en retour, je suis juste heureux d’aider si je peux et comme je peux.»


En quête d’expériences bénévoles ?

Les associations suivantes recherchent des bénévoles pour les semaines à venir :

La quête de l’association A.I.L.E.S (prévention et plaidoyer pour les personnes séropositives et dépendantes aux drogues) débute aujourd’hui et se tiendra jusqu’au 6 décembre. L’association recherche des quêteurs bénévoles. Contactez Vanessa ou Brigitte sur le 696-2118.

L’association EXEMP organise une quête les 10, 11, 12 décembre pour recueillir un maximum de fonds afin de rouvrir son centre résidentiel pour des hommes cherchant à se défaire d’une addiction aux drogues. Elle est en recherche de quêteurs bénévoles. Contact : Benoît (5 989 1237).

L’ONG T1 Diams (prise en charge de personnes atteintes de diabète de Type 1) recherche des quêteurs bénévoles pour sa quête des 19, 20 et 21 décembre. Chaque quêteur aura un certificat de participation. Contact : Samantha (427 2916).

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