Réseaux sociaux: nouveau terrain d’affrontement des politiciens

Avec le soutien de
Ce n’est pas qu’au Parlement que les politiciens s’entre-déchirent.

Ce n’est pas qu’au Parlement que les politiciens s’entre-déchirent.

Direct, crochet, uppercut… Les coups pleuvent sur les réseaux sociaux. Les nouveaux médias sont le nouveau terrain d’affrontement des politiciens. Ils s’entraînent au lancer d’insultes. Leurs tirs sont souvent cadrés, leurs cibles bien identifiées. Florilège.

Cette semaine, la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, plutôt discrète et réservée, n’a pu retenir ses doigts furibonds. En cause : les commentaires sur Facebook à la suite d’un poste d’un journaliste de Business Magazine annonçant la parution prochaine d’une interview de la présidente.

Des internautes n’ont pas hésité à critiquer ouvertement et vertement ce qu’ils considèrent comme «des abus de sa (NdlR, la présidente) position concernant Alvaro Sobrinho» et surtout son «manque de communication avec d’autres presses», hormis la MBC. En réponse, la présidente a écrit que ce sont «des conclusions hâtives». Elle a expliqué que «les présidents ne font pas de conférence de presse», d’où la raison de limiter ses interventions à la radiotélévision nationale.

Elle n’est pas la seule à recourir à Facebook. La députée du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) Malini Sewocksingh a repris les hostilités contre la Parliamentary Private Secretary (PPS) Sandhya Boygah après le vote au Parlement du SME Bill. Le «patati, patata» de Sandhya Boygah adressé à Malini Sewocksingh, alors que cette dernière avait la parole. La PPS sous-entendait par-là que Malini Sewocksingh n’était pas à l’aise sur le sujet. La réplique n’a pas tardé. La députée du PMSD a publié sur Facebook que le discours de la PPS «est un must, si vous cherchez à rire un bon coup». Post que Sandhya Boygah a ignoré, pour l’heure, semble-t-il.

Parmi les règlements de comptes qui ont marqué les esprits, l’affrontement virtuel entre Roshi Bhadain, alors ministre de la Bonne gouvernance, et Ivan Collendavelloo. Roshi Bhadain avait traité le ministre des Énergies de «chiwawa endormi», sur sa page Facebook. Ce qui avait soulevé un tollé au sein même du gouvernement. Anil Gayan, alors ministre de la Santé, avait recadré le leader du Reform Party. Toutefois, Roshi Bhadain n’en était pas à son premier coup d’éclat sur le réseau social. Il s’en était aussi pris à Gérard Sanspeur après l’annulation du projet Heritage City.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires